
Les postes les plus touchés restent la viande, la charcuterie, l’alcool et les produits sucrés — précisément les catégories que le carême alimentaire invite à supprimer pendant quarante jours.
La pratique, ancrée dans le calendrier catholique depuis le mercredi des Cendres, consiste à remplacer ces produits par des céréales, des légumineuses et de l’eau. En 2026, elle a débuté en même temps que le ramadan.
Le carême, entre pratique religieuse et contrainte budgétaire
Le carême est une période de quarante jours observée dans le calendrier catholique, débutant le mercredi des Cendres. En 2026, il a coïncidé avec le ramadan. Si sa dimension spirituelle reste centrale, certains ménages y voient désormais un outil temporaire de gestion budgétaire, dans un contexte où l’inflation alimentaire a durablement alourdi les dépenses de la vie courante.
La calorie animale, structurellement plus chère que la calorie végétale
L’écart de coût entre protéines animales et végétales est mécanique, selon un nutritionniste spécialisé en santé publique: «Le coût de la calorie animale est structurellement plus élevé que celui de la calorie végétale, car il inclut le coût de l’élevage, de la transformation et souvent une chaîne logistique complexe sous chaîne du froid stricte. Revenir aux bruts végétaux est l’acte d’épargne le plus immédiat qu’un foyer puisse faire.»

En pratique, un kilo de viande dépasse les 15 € en moyenne, quand les légumineuses sèches — lentilles, pois chiches, haricots — se négocient entre 3 € et 6 € le kilo. La différence est immédiate sur le ticket de caisse.
L’alcool et les sodas constituent un second levier: leur suppression totale pendant la période libère un budget supplémentaire sans équivalent nutritionnel à remplacer.
Entre 40 € et 250 € d’économies selon la taille du foyer sur 40 jours
Les calculs réalisés par ce nutritionniste sur un panier moyen 2025-2026 permettent d’estimer les économies par configuration familiale. Pour une famille de quatre personnes supprimant totalement protéines animales, vin, bière et sodas, l’économie se situe entre 150 € et 250 € sur la période — soit autour de 200 € en valeur centrale, l’équivalent d’un plein d’essence ou d’une facture d’électricité mensuelle.

Pour une personne seule, l’estimation tombe entre 40 € et 60 €. Un couple peut tabler sur 75 € à 125 €. Ces fourchettes restent des estimations basées sur un panier moyen et peuvent varier selon les habitudes de consommation initiales.
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