
La juridiction a établi que, sur onze ans et trois mandats d’eurodéputée, un système organisé avait permis de détourner environ 2,8 millions d’euros de fonds du Parlement européen. Le mécanisme consistait à faire salarier par l’institution des permanents du Front national, devenu Rassemblement national.
La peine de bracelet électronique signifie concrètement que Marine Le Pen exécutera sa détention à son domicile, sous surveillance continue, sans pouvoir se déplacer librement. Une contrainte inédite pour une figure politique de premier plan, à moins d’un an d’une échéance présidentielle.
45 mois d’inéligibilité, mais Marine Le Pen peut toujours briguer l’Élysée en 2027
La cour a également prononcé 45 mois d’inéligibilité, dont 30 assortis de sursis. Le calcul est décisif: seuls 15 mois d’inéligibilité sont effectifs, ce qui laisse Marine Le Pen juridiquement en mesure de se présenter à l’élection présidentielle de 2027.

Pourtant, la question d’une campagne menée depuis un domicile sous surveillance électronique reste entière. En février dernier, dans un entretien accordé à BFMTV, elle avait été catégorique: «On ne peut pas faire campagne dans ces conditions». Le verdict du 7 juillet confronte désormais cette déclaration à une réalité concrète.
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