Identifié en Afrique du Sud en novembre 2024, le variant…

Le Variant « Cigale » : Un Nouveau Sous-Variant Sous Surveillance Sanitaire
Identifié en Afrique du Sud en novembre 2024, le variant « cigale » – désigné scientifiquement BA.3.2 – s’inscrit dans la lignée des mutations du Covid-19 qui continuent de défier les autorités sanitaires mondiales. Repéré dans 23 pays selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies, ce sous-variant présente une particularité notable : plus de 70 modifications au niveau de la protéine Spike. Cette accumulation de mutations pourrait lui permettre d’échapper partiellement à l’immunité acquise, qu’elle provienne d’une infection antérieure ou de la vaccination, alertent les chercheurs dans la revue Stony Brook Medicine.
Malgré ces caractéristiques inquiétantes sur le papier, les spécialistes invitent à la mesure. « Nous ne constatons aucun signe d’augmentation des hospitalisations et des décès », rappelle le Dr Tulio de Oliveira. Cette absence de sévérité accrue ne dispense toutefois pas d’une vigilance particulière, notamment auprès d’une population spécifique : les enfants et adolescents de moins de 20 ans semblent cinq fois plus exposés que les adultes à ce variant. Une vulnérabilité qui justifie à elle seule la surveillance renforcée dans les écoles et lieux de rassemblement de jeunes.

Une Vulnérabilité Accrue Des Moins De 20 Ans Face Au Variant
Cette exposition multipliée par cinq chez les jeunes s’explique par plusieurs facteurs convergents. Le système immunitaire des enfants, encore en pleine maturation, réagit différemment face aux virus émergents. S’ajoute à cela une couverture vaccinale plus faible, particulièrement concernant les doses de rappel, laissant cette population moins protégée face aux nouvelles mutations.
Les conditions de vie en collectivité accentuent cette vulnérabilité. Écoles, centres de loisirs, activités sportives : autant d’environnements où les contacts rapprochés se multiplient et où l’application rigoureuse des gestes barrières reste aléatoire. « Non pas les nourrissons, mais les enfants âgés de 3 à 15 ans », précise Tulio de Oliveira, directeur du Centre de réponse et d’innovation aux épidémies affilié à l’université de Stellenbosch. Une spécificité dont les mécanismes échappent encore à l’épidémiologiste sud-africain.
Cette concentration dans la tranche 3-15 ans s’inscrit néanmoins dans une tendance historique : les infections respiratoires touchent traditionnellement davantage les populations jeunes. Le variant BA.3.2 amplifierait simplement ce phénomène déjà documenté. Face à cette réalité, les experts réitèrent l’importance des réflexes acquis depuis 2020 : lavage des mains, aération des espaces clos et vaccination demeurent les piliers d’une protection efficace, particulièrement dans les établissements accueillant des enfants.
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