📌 Disparu depuis lundi, un adolescent de 15 ans recherché près de Perpignan
Posted 6 mai 2026 by: Admin
Un adolescent de 15 ans est porté disparu dans les Pyrénées-Orientales depuis le lundi 4 mai 2026. Anwar Boumzough, domicilié à Espira-de-l’Agly, a quitté son domicile tôt le matin sans jamais rejoindre son lycée à Canet-en-Roussillon. La gendarmerie du département a lancé un appel à témoins le lendemain, évoquant l’hypothèse d’une fugue vers la région parisienne.
En bref
- —Anwar Boumzough, 15 ans, disparu depuis le 4 mai
- —Jamais arrivé à son lycée de Canet-en-Roussillon
- —Possible fugue vers la région parisienne
Un trajet scolaire qui ne s’est jamais terminé
Le lundi 4 mai 2026, Anwar Boumzough quitte son domicile d’Espira-de-l’Agly à 6h45 du matin pour rejoindre son lycée à Canet-en-Roussillon. Il ne s’y présente jamais. C’est l’établissement scolaire qui constate son absence au cours de la journée, déclenchant l’alerte.

L’adolescent mesure 1,70 m pour 60 kg, de corpulence normale. Il a les cheveux courts châtains et les yeux marron. Au moment de sa disparition, il portait un jean bleu, des chaussures blanches de marque New Balance et transportait un sac à dos noir.
Espira-de-l’Agly est un village du Roussillon situé au nord de Perpignan, en bordure des Corbières. Son lycée se trouvait à Canet-en-Roussillon, commune balnéaire du littoral catalan — un trajet habituel que l’adolescent effectuait régulièrement.
La gendarmerie mobilisée, une piste vers la région parisienne
Dès le mardi 5 mai, la gendarmerie des Pyrénées-Orientales a officialisé un appel à témoins pour tenter de localiser l’adolescent. Les enquêteurs indiquent qu’il « pourrait potentiellement être en région parisienne », sans préciser les éléments sur lesquels repose cette hypothèse.

Cette piste impliquerait un déplacement considérable depuis les Pyrénées-Orientales, laissant supposer qu’Anwar aurait pu emprunter un moyen de transport collectif — train ou covoiturage — dans les heures suivant sa disparition.
Toute personne disposant d’informations est invitée à contacter la brigade de gendarmerie de Rivesaltes au 04 68 64 09 50, ou à composer le 17, numéro d’urgence des forces de l’ordre disponible à toute heure du jour et de la nuit.
Comment la gendarmerie traite-t-elle une disparition de mineur ?
En France, la disparition inexpliquée d’un mineur est traitée comme une situation d’urgence. Contrairement à une idée reçue, les forces de l’ordre n’imposent aucun délai d’attente avant d’enregistrer le signalement : les proches peuvent se présenter dans n’importe quelle brigade ou commissariat, ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Dès l’enregistrement du signalement, les enquêteurs engagent un processus structuré : collecte d’informations auprès des proches et des témoins, vérification des caméras de surveillance, surveillance des axes de transport tels que les gares et les aéroports. Une photographie récente du mineur est systématiquement demandée.
Il convient de distinguer la fugue — départ volontaire du mineur — de l’enlèvement, qui relève d’un protocole différent. Le dispositif Alerte enlèvement, qui mobilise massivement les médias, ne peut être activé que lorsque quatre conditions sont simultanément réunies : enlèvement avéré, victime mineure, danger réel pour sa vie ou son intégrité, et existence d’éléments permettant de la localiser.
Dans les cas de fugue, la procédure reste sérieuse : enquête de proximité, appel à témoins public, et, si nécessaire, mobilisation interdépartementale des forces. C’est précisément ce cadre que la gendarmerie des Pyrénées-Orientales a activé pour retrouver Anwar.
Le 116 000, un numéro pour les familles
Face à la disparition d’un enfant, les familles peuvent composer le 116 000, numéro d’urgence européen gratuit géré en France par la fondation Droit d’Enfance. Il offre une écoute spécialisée et un accompagnement dans les démarches administratives, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Ce numéro est distinct du 17, réservé aux forces de l’ordre.
Les fugues de mineurs en France, un phénomène en progression
Le cas d’Anwar Boumzough s’inscrit dans une réalité statistique préoccupante. En 2024, pas moins de 36 439 fugues de mineurs ont été signalées sur le territoire français, selon les données officielles — soit une hausse de 7,1 % par rapport à l’année précédente.

Selon des données établies pour l’année 2022, une disparition de mineur survenait en moyenne toutes les douze minutes en France, la grande majorité d’entre elles étant consécutives à des fugues. Les adolescents, dont le profil correspond à celui d’Anwar, constituent la tranche d’âge la plus concernée.
Pour les familles confrontées à cette situation, un numéro d’urgence européen est disponible : le 116 000, géré en France par la fondation Droit d’Enfance. Ce service gratuit, accessible sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre depuis 28 pays européens, accompagne les proches dans leurs démarches et leur apporte un soutien psychologique.
La disparition d’Anwar Boumzough reste à ce stade inexpliquée. La gendarmerie des Pyrénées-Orientales poursuit ses investigations et compte sur la mobilisation du public pour obtenir des informations décisives. Si l’hypothèse d’une fugue vers la région parisienne se confirme, les recherches devront s’étendre bien au-delà du seul département. En attendant, toute information utile peut être transmise à la brigade de Rivesaltes au 04 68 64 09 50 ou en composant le 17.










