
Quand le piriforme est sursollicité — par la course à pied, le cyclisme ou des sports asymétriques comme le tennis — il s’enflamme et se contracte. Il vient alors comprimer le nerf sciatique, provoquant ce que les spécialistes appellent le syndrome du piriforme : une fausse sciatique.
Les symptômes sont trompeurs. La douleur est profonde dans la fesse, irradie derrière la cuisse, parfois jusqu’au mollet, et s’aggrave en position assise. Elle se distingue d’une vraie sciatique discale par le fait qu’elle est soulagée en s’allongeant ou en s’étirant. Rester assis de longues heures, sur un mauvais siège ou dans une mauvaise posture, entretient la fesse écrasée et maintient la douleur.
Sciatique vraie ou fausse sciatique ?
Une sciatique classique est causée par la compression du nerf sciatique au niveau de la colonne vertébrale, souvent par une hernie discale. Le syndrome du piriforme, lui, est une compression périphérique de ce même nerf par un muscle de la fesse. Les symptômes se ressemblent, mais l’origine et le traitement sont différents. Un bilan médical reste nécessaire pour distinguer les deux.
Moins de 6 % des sciatalgies, mais des semaines de gêne pour ceux qui en souffrent
Le syndrome du piriforme reste un diagnostic relativement rare. Selon les études citées dans la source, il expliquerait moins de 6 % des sciatalgies. Mais pour ceux qui le subissent, l’impact sur le quotidien peut être significatif : la douleur peut s’installer pendant des semaines et rendre difficiles des gestes aussi simples que s’asseoir, conduire ou marcher.
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