Du soin intime au combat public
Flavie Flament n’a pas limité son histoire au cadre privé. Après la publication de son récit, elle s’est aussi engagée dans le débat public sur les violences sexuelles commises sur les mineurs.

En 2017, elle a participé à une mission de consensus sur les délais de prescription, aux côtés de Jacques Calmettes. Le rapport a été remis le 10 avril 2017 à la ministre Laurence Rossignol, selon les éléments documentés à l’époque.
Ce travail a contribué à nourrir une évolution législative majeure. La loi du 3 août 2018 a porté à 30 ans après la majorité le délai de prescription des crimes sexuels commis sur mineurs.
Son parcours relie ainsi deux dimensions rarement séparables : la prise en charge intime du traumatisme et les conséquences collectives de la parole des victimes dans le débat public.
Le témoignage de Flavie Flament rappelle que la santé mentale ne se résume pas à une guérison linéaire. Son recours ponctuel au psychiatre, son récit de mémoire traumatique et son engagement public dessinent une même ligne : reconnaître les blessures, les accompagner dans la durée et mieux protéger les victimes.
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