
Au moment du procès, Gisèle Pelicot a fait un choix rare : renoncer à l’anonymat et accepter que les audiences soient publiques. Ce geste a donné une portée nationale, puis internationale, à une affaire qui aurait pu rester confinée au huis clos judiciaire.
Sa formule, devenue centrale dans le retentissement du dossier, est simple : la honte doit changer de camp. En assumant une parole publique, Gisèle Pelicot a déplacé le regard, non plus vers la victime, mais vers les auteurs et vers les mécanismes de violences sexuelles longtemps passés sous silence.
Au Hay Festival, le récit d’une reconstruction
Après le procès, Gisèle Pelicot a prolongé son témoignage dans un livre, Et la joie de vivre, paru en février 2026. L’ouvrage revient sur l’épreuve traversée, mais aussi sur ce qui a suivi : la possibilité de se relever après une violence extrême.

Elle a présenté ce récit au Hay Festival, au pays de Galles, un rendez-vous littéraire international organisé à Hay-on-Wye. Devant le public, elle n’a pas seulement évoqué les crimes subis : elle a aussi parlé de reconstruction, de sérénité et de la place retrouvée dans sa propre vie.
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