Au milieu de l’horreur, Paolo se souvient aussi de la solidarité exceptionnelle des habitants de Crans-Montana. Le bar 1900 a ouvert ses portes aux blessés, les accueillant jusque dans sa cuisine. Des inconnus aidaient les victimes à respirer, à rester conscientes, formant une chaîne humaine dans l’urgence absolue. « L’humanité a été extraordinaire », souligne-t-il.
Mais cette reconnaissance n’efface rien du traumatisme. Paolo n’a pas cherché à devenir un héros. Il a simplement réagi en père, guidé par l’instinct de protéger ces jeunes comme il aurait voulu que quelqu’un protège ses propres enfants. Aujourd’hui, il porte le poids de ceux qu’il a sauvés et de ceux qu’il n’a pas pu atteindre. Tandis que le petit ami de Paolina lutte toujours entre la vie et la mort à Bâle, Paolo mesure la fragilité du destin qui sépare les survivants des disparus.
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