
Theresa E. DiDonato précise que cette insatisfaction ne se limite pas à la dimension physique. Les femmes concernées recherchent avant tout de l’attention, de la reconnaissance et de la complicité — des besoins émotionnels que leur relation ne parvient plus à satisfaire.
Ce manque affectif crée progressivement un terrain propice à l’infidélité. La rencontre avec une personne capable d’offrir cette écoute ou cette proximité émotionnelle peut alors suffire à franchir le pas, indépendamment de tout désir sexuel initial.
Une chercheuse spécialisée dans la psychologie des relations
Theresa E. DiDonato est professeure en psychologie et auteure de The Science of Romantic Relationships. Ses analyses sur l’infidélité féminine ont été publiées dans Psychology Today, l’une des références anglophones en psychologie grand public. Ses conclusions s’appuient notamment sur une étude de l’Université d’Oxford publiée en 2024.
Manque d’engagement et vengeance: deux ressorts qui cumulent 37 % des cas
Deuxième cause identifiée par Theresa E. DiDonato: le manque d’engagement du partenaire. Lorsqu’une femme perçoit que son compagnon ne s’investit plus émotionnellement, qu’il se désintéresse de ses besoins ou de ses émotions, un vide affectif s’installe. 22 % des femmes ayant commis un adultère citent cette raison.

La vengeance constitue la troisième cause, mobilisant plus de 15 % des femmes infidèles. Elle peut être froide et préméditée, ou au contraire impulsive. Dans la majorité des cas documentés, elle intervient en réaction à une trahison préalable du partenaire — une infidélité qui en engendre une autre.
Ces deux motivations partagent un point commun: elles sont directement liées au comportement du partenaire, et non à une attirance extérieure spontanée. La dynamique relationnelle elle-même devient le déclencheur, ce qui interroge sur les ressorts d’une éventuelle thérapie conjugale pour prévenir ces ruptures de confiance.
L’ennui et l’insatisfaction sexuelle, moteurs des 13 % restants
L’ennui arrive en quatrième position avec 12,93 % des cas. Comme le souligne Theresa E. DiDonato, «de l’ennui constant dans un quotidien et dans une relation peut être source d’infidélité. Un adultère serait une source de changement, d’attrait et d’excitation». La routine conjugale, lorsqu’elle n’est pas compensée par d’autres formes de renouveau, peut donc constituer un facteur de risque réel.

L’insatisfaction sexuelle ferme ce classement. Qu’elle soit liée à un manque de désir, à des frustrations répétées ou à l’absence de communication sur la vie intime, elle pousse une partie des femmes à chercher ailleurs ce qui fait défaut à la maison.
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