
Cette précision est importante : la puissance du projectile ne correspond pas à un élément détaché d’une charge à fragmentation. Mais sa taille reste bien inférieure aux charges conventionnelles non fragmentées déjà employées par l’Iran, qui peuvent dépasser les 500 kilogrammes.
Des rapports initiaux ont semé une certaine confusion, évoquant la possibilité de missiles capables de transporter plusieurs petites ogives. Les premières analyses privilégient néanmoins l’hypothèse d’une ogive unique, rendant ce projectile difficile à classer dans les catégories connues.
Un conflit balistique qui s’intensifie
Depuis le début des échanges de frappes entre l’Iran et Israël, Téhéran a progressivement diversifié son arsenal balistique. L’Iran dispose de plusieurs familles de missiles — Shahab, Ghadr, Emad, Khorramshahr — aux capacités et portées variables. Face aux systèmes de défense israéliens, la République islamique cherche constamment à adapter ses méthodes pour maximiser l’impact de ses attaques.
Trois phases : l’évolution de la stratégie iranienne
Cette frappe s’inscrit dans une transformation progressive de la doctrine militaire de Téhéran. Dans un premier temps, l’Iran a eu recours à des missiles balistiques lourds — comme les Shahab-3, Ghadr ou Emad — dotés de charges supérieures à 500 kg, destinés à frapper fort et à tester les capacités défensives israéliennes.
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