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16 juillet 2026
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Iran-Israël : une ogive de 100 kg perce les défenses de Tel-Aviv

Trois phases : l'évolution de la stratégie iranienne
Image d’illustration © Toptenplay

Début mars, une deuxième phase a marqué une montée en gamme technologique, avec l’introduction de missiles plus avancés tels que le Khorramshahr et le recours accru aux ogives à fragmentation. Sur les 19 missiles à sous-munitions utilisés depuis le début du conflit, la moitié ont été tirés durant cette période.

Depuis la mi-mars, une troisième phase semble s’amorcer : l’Iran mélange désormais ogives lourdes de plus de 500 kg et charges plus légères, comme celle du 24 mars. L’objectif affiché est de gagner en précision, d’étendre la portée des missiles et de compliquer leur interception.

Les munitions à sous-munitions : une arme de dispersion redoutable

En alternant les types de charges, Téhéran cherche également à préserver son stock de missiles lourds. L’utilisation de munitions à fragmentation permet de disperser des dizaines de petites charges explosives sur une vaste zone, là où une ogive classique n’explose qu’en un point précis.

Les munitions à sous-munitions : une arme de dispersion redoutable
Image d’illustration © Toptenplay

Le missile Khorramshahr illustre bien cette capacité : il peut déployer jusqu’à 80 sous-munitions, couvrant parfois plusieurs hectares. Chaque sous-munition agit comme une bombe indépendante, certaines explosant à l’impact, d’autres pénétrant légèrement le sol ou les structures avant de détoner.

Ce type de munition complique considérablement la tâche des systèmes de défense antimissiles, qui doivent intercepter non plus un seul projectile mais une multitude de petites charges dispersées sur une large surface.

80
Le nombre de sous-munitions que peut déployer le missile iranien Khorramshahr, couvrant parfois plusieurs hectares.

Israël face à un adversaire qui adapte ses méthodes

La combinaison de charges légères et lourdes, d’ogives unitaires et de munitions à sous-munitions, place les défenses israéliennes devant un défi croissant. Chaque nouveau type de projectile oblige les systèmes antimissiles à s’adapter à des signatures et des trajectoires différentes.

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