L’actrice imaginait un petit musée fidèle à ce qu’elle y avait vécu : pas de scénographie léchée ni de mise en scène hollywoodienne, mais les murs clairs, les objets du quotidien, les traces de ses combats pour les animaux. Un sanctuaire figé dans le temps où le visiteur découvrirait enfin l’intimité d’un refuge jalousement protégé durant sept décennies. Le tarif symbolique de quelques euros témoigne d’une volonté d’ouverture populaire, loin des musées élitistes réservés aux fortunés.
Pourtant, aucun calendrier d’ouverture n’a été communiqué par la Fondation Brigitte Bardot depuis le décès du 28 décembre 2025. Entre déclarations d’intention et réalité logistique, l’écart reste béant. Transformer une maison privée en espace muséal nécessite autorisations, aménagements de sécurité, gestion des flux de visiteurs dans une crique déjà saturée l’été. Le projet de BB pourrait mettre des années à se concrétiser, ou rester lettre morte si les contraintes s’avèrent insurmontables. Pour l’instant, La Madrague demeure aussi inaccessible morte que vivante.
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