La recherche contemporaine explore d’autres pistes prometteuses : des composés phénoliques du latex montrent un potentiel antioxydant en laboratoire, ainsi que des activités antivirales et anti-angiogéniques préliminaires. Ces résultats nécessitent toutefois des études cliniques approfondies avant toute validation thérapeutique.
Historiquement, le latex servait même de vermifuge contre les parasites intestinaux, bien que cet usage relève aujourd’hui uniquement de l’archive médicinale.

Méthode De Récolte Et Conservation Artisanale
La collecte du latex nécessite un protocole simple mais rigoureux. Sur un figuier en bonne santé, il suffit de casser délicatement une tige de feuille ou d’entailler légèrement une jeune branche. La sève blanche s’écoule immédiatement, goutte à goutte. Un petit flacon en verre placé sous l’incision récupère ce précieux liquide sans altération.
Cette technique ancestrale privilégie les quantités minimales. Le latex se solidifie rapidement au contact de l’air, perdant une partie de ses propriétés enzymatiques. Les praticiens traditionnels recommandent donc une utilisation à l’état frais, quelques heures maximum après la récolte. Le verre constitue le matériau idéal pour préserver temporairement les composés actifs sans réaction chimique.
La conservation prolongée reste problématique : les enzymes protéolytiques se dégradent avec le temps. Certains herboristes préparent de micro-doses quotidiennes plutôt que des stocks importants. Cette approche garantit la fraîcheur optimale du produit et maintient l’intégrité de la ficine, responsable de l’efficacité thérapeutique.
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