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17 septembre 2026
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Laurence Boccolini révèle sa tumeur faciale : « Ce n’est pas un cancer »

Une mise au point nécessaire : la tumeur qui n'est pas un cancer
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Pour autant, la distinction médicale ne doit pas masquer la réalité de son quotidien. Le paragangliome dont elle est atteinte se développe au cœur de l’oreille moyenne, dans une zone anatomiquement complexe. Sa position précise, à proximité des nerfs faciaux, constitue la principale source d’inquiétude des médecins qui la suivent.

Car si la tumeur ne peut pas se propager dans l’organisme, elle menace directement sa capacité à parler, à avaler et à conserver la mobilité de son visage. Des perspectives auxquelles l’animatrice a dû faire face seule, lors de moments de grande solitude. « Je me suis beaucoup effondrée », confie-t-elle sans détour.

Qu’est-ce qu’un paragangliome ?

Les paragangliomes jugulaires et tympaniques sont des tumeurs bénignes qui se développent à partir de cellules nerveuses dans l’oreille moyenne. Ils constituent les tumeurs les plus fréquentes de cette zone anatomique, selon la Revue Médicale Suisse. Leur particularité : ils ne métastasent pas, mais leur localisation peut les rendre redoutables lorsqu’ils compriment des structures vitales comme les nerfs faciaux ou les voies auditives.

Un paragangliome : une tumeur rare aux symptômes invalidants

Révélée par le magazine Voici, la nature exacte de la maladie est désormais connue : il s’agit d’un paragangliome intra-tympanique. Selon la Revue Médicale Suisse, les paragangliomes jugulaires et tympaniques sont les tumeurs les plus fréquentes de l’oreille moyenne, même si cette pathologie reste largement méconnue du grand public.

Un paragangliome : une tumeur rare aux symptômes invalidants
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Les symptômes que décrit Laurence Boccolini sont particulièrement éprouvants. Elle évoque des bruits insupportables, « semblables à de la batterie résonnant sans cesse » dans sa tête, des acouphènes violents qui l’empêchaient de dormir et la forçaient à des hospitalisations répétées. Selon la National Library of Medicine, ces acouphènes pulsatiles et cette perte progressive de l’audition figurent parmi les signes cliniques les plus caractéristiques de ce type de tumeur.

Aujourd’hui, l’animatrice a perdu « presque tout l’usage de son oreille gauche ». Elle a subi « une importante séance de rayons il y a plus d’un an », mais la tumeur « se porte malheureusement toujours bien car d’autres symptômes étranges sont apparus ». Elle attend des examens d’IRM de contrôle pour évaluer si la masse a enfin commencé à régresser.

+ d’1 an
C’est le temps écoulé depuis la séance de radiothérapie de Laurence Boccolini. Elle attend toujours ses résultats d’IRM pour savoir si la tumeur a enfin régressé.

La peur de la paralysie et le poids des séquelles possibles

C’est précisément la localisation de la tumeur qui rend le pronostic si anxiogène. Nichée dans les nerfs faciaux, elle menace de provoquer une paralysie du visage, des troubles de la déglutition ou encore une atteinte irréversible de la voix. Pour une animatrice dont l’outil de travail premier est la parole, ces perspectives sont particulièrement redoutables.

La peur de la paralysie et le poids des séquelles possibles
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Ces angoisses sont d’autant plus vives qu’elles résonnent avec un drame familial : son père est mort d’un cancer du larynx, une maladie touchant elle aussi directement la voix et la gorge. Cette mémoire douloureuse alimente ses craintes les plus intimes et rend l’incertitude médicale encore plus difficile à porter.

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