
La forme spinale se manifeste d’abord par des contractions et spasmes anormaux dans les bras et les jambes, accompagnés d’une fragilité musculaire générale. Les patients peuvent également ressentir une sensation de fébrilité.
La forme bulbaire, quant à elle, se traduit dès ses débuts par des difficultés à déglutir, à mastiquer et à articuler. Un patient sur trois est atteint de cette forme, qui altère rapidement la communication et l’alimentation.
Des premiers signes à ne pas négliger
Quelle que soit la forme concernée, la maladie de Charcot débute le plus souvent par une faiblesse musculaire progressive. Les patients éprouvent des difficultés à accomplir des gestes du quotidien : marcher normalement ou tenir un objet dans la main devient rapidement problématique.

Cette altération de la motricité fine et globale constitue le signal d’alarme le plus fréquent. Elle peut s’accompagner de douleurs articulaires ou de sensations de brûlure, bien que tous les patients ne présentent pas les mêmes manifestations douloureuses.
La communication et la mastication peuvent également devenir douloureuses au fil du temps, en particulier chez les personnes atteintes de la forme bulbaire. Ces symptômes, discrets au départ, tendent à s’aggraver progressivement.
Accompagnement et prise en charge : ce qui existe aujourd’hui
À ce jour, aucun traitement curatif n’existe pour la maladie de Charcot. L’état de santé des patients se dégrade généralement sur une période de trois à cinq ans, avec des symptômes qui deviennent progressivement plus sévères et plus généralisés.

Face à cette réalité, la prise en charge repose sur une approche pluridisciplinaire. Les patients peuvent bénéficier du suivi de kinésithérapeutes, d’orthophonistes et d’ergothérapeutes, dont le rôle est de réduire les douleurs et de ralentir autant que possible la progression de la maladie.

