L’expression « droit fondamental » entretient cependant une confusion juridique. L’article 12 de la Convention européenne des droits de l’homme protège le droit de se marier selon les lois nationales, mais ne prévoit pas le financement d’une célébration. La documentation britannique sur les prêts sociaux répertoriait des dépenses essentielles précises, sans inclure les réceptions de mariage.
Ce que protège réellement le droit au mariage
La Convention européenne des droits de l’homme garantit aux personnes en âge de se marier la possibilité de le faire selon la législation nationale. Cette protection concerne l’accès au mariage, pas le paiement d’une réception, d’une robe, d’un château ou d’une lune de miel par les contribuables.
Après la polémique, le couple parlait de 500 à 600 livres
La version la plus spectaculaire de l’affaire a rapidement été contestée par les principaux intéressés. Dans un article publié le 18 avril 2015, Inquisitr rapportait qu’Anna Broom et Jordan Burford niaient avoir exigé que l’État britannique règle l’intégralité des 10 000 livres. Ils estimaient que leurs déclarations avaient été déformées.

Selon ce compte rendu, Anna Broom disait avoir envisagé un prêt public de 500 à 600 livres, qu’elle se serait engagée à rembourser progressivement. Kent Online mentionnait de son côté une possible contribution de 900 livres à une cérémonie moins coûteuse. Ces montants divergents imposent de présenter la nature exacte de la demande au conditionnel.
Le couple aurait alors accepté le principe d’un mariage local et plus modeste. Jordan Burford se disait prêt à se rendre à pied à une cérémonie civile, son objectif étant avant tout d’épouser sa compagne. Les deux Britanniques espéraient économiser suffisamment pour organiser cette union dans les douze mois suivants.
Closer a néanmoins maintenu sa version. Un porte-parole du magazine, cité dans le compte rendu local, assurait que l’entretien avait été enregistré et que l’article final avait été relu à Anna Broom avant sa publication, sans objection de sa part. Aucun document administratif ne confirme toutefois le dépôt ou l’acceptation d’une demande de financement public.
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