📌 Pantin : il étrangle sa collègue, cache le corps et guide les enquêteurs

Posted 1 mai 2026 by: Admin #Cuisine

Un homme de 27 ans, Brahim B., a été mis en examen et placé en détention provisoire pour le meurtre de sa collègue Yasmine Zekia Benhebri, 57 ans, commis le 23 avril 2026 dans une agence de voyages de Pantin, en Seine-Saint-Denis. Après avoir étranglé la quinquagénaire et dissimulé son corps dans les locaux, le suspect a participé activement aux recherches de la disparue, guidant lui-même les policiers à travers les pièces de l’établissement. L’affaire a été confirmée par le parquet de Bobigny.

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En bref

  • Yasmine, 57 ans, étranglée sur son lieu de travail le 23 avril
  • Corps caché dans un placard pendant quatre jours
  • Le suspect a participé aux recherches avant d’avouer

Un jeudi ordinaire qui tourne au drame chez Al Hayat Voyages

Le jeudi 23 avril 2026, Yasmine Zekia Benhebri termine sa journée de travail chez Al Hayat Voyages, une agence spécialisée dans l’organisation des pèlerinages à La Mecque, située à Pantin. La quinquagénaire, domiciliée à Colombes dans les Hauts-de-Seine, avait pour habitude d’appeler son fils à la fin de chaque journée de travail. Ce soir-là, son téléphone reste silencieux.

Un jeudi ordinaire qui tourne au drame chez Al Hayat Voyages
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Inquiets de ce silence inhabituel, ses proches — son fils et ses sœurs — signalent sa disparition à la police dans la soirée. Ils diffusent rapidement un avis de recherche sur les réseaux sociaux, accompagné d’une photo de la disparue. La mention est précise : Yasmine avait été «aperçue pour la dernière fois sur son lieu de travail».

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Ce que la famille ignore alors, c’est que son collègue Brahim B. l’a frappée puis étranglée dans les locaux de l’agence au cours de cette même journée. Après le crime, le suspect a emballé le corps dans un sac-poubelle, l’a caché dans un placard situé sous l’escalier, puis a nettoyé les lieux «de fond en comble», selon les informations recueillies par 20 Minutes.

Le meurtrier en première ligne des recherches

Dans les jours qui suivent la disparition de Yasmine, Brahim B. adopte un comportement particulièrement troublant : il se montre l’un des plus actifs dans les efforts pour retrouver sa collègue. Il s’implique aux côtés des enquêteurs et se propose de les guider lui-même à travers les locaux de l’agence.

Le meurtrier en première ligne des recherches
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Au cours de ces visites, le suspect ouvre les placards de l’établissement devant les policiers — y compris celui dans lequel le corps est dissimulé — sans manifester la moindre réaction visible. Ce comportement, qui oscille entre cynisme et dissociation, interpelle rapidement les enquêteurs chargés de l’affaire.

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Interrogé ultérieurement sur ses agissements, Brahim B. livrera une explication aussi glaçante que déconcertante : «Je ne me rendais pas compte que j’avais commis cet acte. Pour moi, elle avait juste disparu», a-t-il déclaré aux enquêteurs, selon le parquet de Bobigny.

Les féminicides hors sphère conjugale

Si la grande majorité des féminicides recensés en France surviennent dans un contexte conjugal ou familial, les meurtres de femmes commis dans un cadre professionnel, bien que plus rares, existent et restent souvent moins visibilisés. Ils mettent en lumière des dynamiques de domination et d’impunité perçue qui ne se limitent pas à l’espace domestique. L’affaire de Pantin rappelle que la violence faite aux femmes peut surgir dans n’importe quel environnement du quotidien.

Le corps retrouvé quatre jours après, les aveux arrachés

Le lundi 27 avril, soit quatre jours après la disparition signalée, les enquêteurs découvrent le corps de Yasmine Zekia Benhebri. Il se trouve dans un sac-poubelle, dissimulé dans le placard sous l’escalier de l’agence — là même où Brahim B. avait conduit les policiers lors des recherches.

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Le corps retrouvé quatre jours après, les aveux arrachés
Image d’illustration © TOPTENPLAY

L’identification d’incohérences dans l’emploi du temps du suspect se révèle déterminante. Lors d’une deuxième audition, confronté à ces contradictions, Brahim B. passe aux aveux. Il reconnaît avoir frappé puis étranglé Yasmine, avoir emballé son corps dans un sac-poubelle et l’avoir caché, avant de se présenter comme un auxiliaire des recherches.

Placé en garde à vue à l’issue de cette audition, il est formellement mis en examen pour meurtre le mercredi 29 avril 2026 par le parquet de Bobigny, compétent pour les affaires criminelles de Seine-Saint-Denis.

4 jours
C’est le temps qu’il a fallu aux enquêteurs pour découvrir le corps de Yasmine, dissimulé dans un sac-poubelle sous l’escalier de l’agence, pendant que son meurtrier participait aux recherches.

Un refus comme mobile : la qualification de féminicide en question

Selon le parquet de Bobigny, le suspect a fourni une explication lors de sa garde à vue : il affirme avoir demandé à Yasmine une aide financière destinée à sa mère, et avoir «pété les plombs» après son refus. C’est ce geste ordinaire — dire non à une demande d’argent — qui aurait déclenché le passage à l’acte.

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Un refus comme mobile : la qualification de féminicide en question
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Plusieurs médias ont qualifié l’affaire de féminicide, soulignant que la victime a perdu la vie pour avoir simplement exercé son droit de refuser. Yasmine Zekia Benhebri, née en 1969, travaillait dans une agence dont la clientèle venait chercher un accompagnement pour l’un des voyages les plus importants de leur vie. Elle laisse derrière elle un fils et des proches dévastés.

Sur le plan judiciaire, Brahim B. a été placé en détention provisoire à l’issue de sa mise en examen. L’instruction, confiée au parquet de Bobigny, devra désormais établir les circonstances précises du crime et déterminer les qualifications définitives retenues contre le suspect.

L’affaire de Pantin illustre avec une violence particulière la réalité des meurtres de femmes commis dans l’espace professionnel. Yasmine Zekia Benhebri est morte sur son lieu de travail, victime d’un collègue que rien, en apparence, ne désignait comme dangereux. Le mobile invoqué — un simple refus d’aide financière — souligne la trivialité des déclencheurs qui peuvent conduire à l’irréparable. Alors que l’instruction suit son cours sous la direction du parquet de Bobigny, la famille de la victime attend que la justice fasse toute la lumière sur ce drame.

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