
Leur mobilisation s’inscrit dans un contexte judiciaire lourd : neuf femmes ont accusé le chanteur de violences sexuelles, et trois plaintes ont été déposées à ce jour, dont une pour viol. Une nouvelle plainte a par ailleurs été déposée récemment en Belgique, renforçant la pression autour de l’artiste.
Pour le collectif, maintenir les concerts revient à ignorer la parole des plaignantes. Cette prise de position illustre une tension croissante dans la société française entre le droit à exercer une activité professionnelle et la responsabilité morale des organisateurs d’événements publics.
La présomption d’innocence au cœur du débat
Face aux demandes du collectif, le maire de Salon-de-Provence a refusé d’annuler la date. Il a justifié sa position en déclarant : « Mettre quelqu’un au pilori sans que la justice ait tranché, ce n’est pas possible », selon France 3.

De son côté, Patrick Bruel conteste l’ensemble des accusations et entend poursuivre ses engagements scéniques. La tournée « Alors Regarde 35 » reste donc maintenue dans son intégralité, sans modification du programme annoncé.
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