
Dans sa prise de parole, le festival affirme : « Nous croyons et soutenons notre bénévole ». L’organisation précise que le témoignage de la jeune femme avait été pris « très au sérieux » à l’époque, avec une proposition d’accompagnement psychologique et un encouragement à porter plainte.
Interrogé par 20 Minutes Suisse, Bastien Bento, responsable du service de presse du Paléo, a expliqué que l’organisation avait été informée d’un comportement jugé « inadmissible » la semaine suivant le festival. Selon ses déclarations, une procédure judiciaire a ensuite été engagée et s’est conclue en 2022 par un accord entre les parties, comprenant une clause de confidentialité.
Le festival dit ne pas vouloir qualifier juridiquement les faits, mais tire une conséquence pratique nette : « nous n’inviterons plus Patrick Bruel au Paléo ». Il justifie cette décision par la protection de sa collaboratrice et par la sécurité de sa communauté.
Le reportage de Sept à Huit relance les accusations
La séquence médiatique qui précède la prise de position du Paléo est la diffusion, sur TF1, d’un reportage de Sept à Huit consacré aux femmes accusant Patrick Bruel de violences sexuelles. Plusieurs d’entre elles y témoignent, certaines à visage découvert.

Parmi elles figure Séverine, kinésithérapeute, qui affirme avoir gardé le silence pendant 26 ans. Dans le reportage cité par Cosmopolitan, elle déclare : « J’ai été violée par Patrick Bruel ». Elle raconte avoir été invitée dans une chambre pour un massage, avant de décrire des gestes imposés puis une pénétration non consentie.
Le reportage met aussi en évidence un motif récurrent dans plusieurs accusations : des situations liées à des massages, souvent en marge d’événements, de concerts ou de déplacements professionnels. Ce point fait écho à plusieurs dossiers déjà évoqués depuis 2019.
Patrick Bruel répond à ces accusations par la voix de son avocat, selon TF1. Il les conteste, et demeure présumé innocent.
Des dossiers anciens et de nouvelles procédures
Les accusations visant Patrick Bruel ne surgissent pas pour la première fois. En 2019, deux enquêtes préliminaires avaient été ouvertes après des plaintes de masseuses : l’une à Perpignan pour agression sexuelle, l’autre à Ajaccio pour exhibition sexuelle et harcèlement sexuel.
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