« Il existe des médias qui cherchent, de façon imparfaite sans doute, à s’approcher du réel. À essayer de toucher à une forme de vérité, à respecter les faits. Et d’autres médias, des réseaux aussi, qui essayent de produire des vérités alternatives », déclare-t-il. Une formulation qui pose les bases d’une accusation autrement plus précise.

La Loi De 1986 Brandie Comme Argument Juridique
Cette distinction tracée, Cohen entre dans le vif du sujet lorsqu’Alain Marschall l’interroge directement : « Mais est-ce que vous faites partie de ceux qui disent qu’il faut fermer CNews ? » La réponse de l’éditorialiste ne laisse aucune place à l’ambiguïté. « Je fais partie de ceux qui pensent que dans l’état actuel – c’est purement factuel -, je pense que CNews est hors-la-loi », affirme-t-il sans détour.
Le journaliste s’appuie sur un fondement juridique précis pour étayer son accusation. « La loi de 86 prévoit un pluralisme interne dans chaque chaîne de télévision. Et cette loi de 86 aujourd’hui, pour tout un tas de raisons que je ne détaillerai pas, n’est pas respectée aujourd’hui par CNews », poursuit-il. En brandissant ce texte fondateur de l’audiovisuel français, Cohen transforme une critique éditoriale en constat juridique.
L’expression « purement factuel » qu’il emploie vise à ancrer son propos dans une analyse objective, loin de toute polémique partisane. En invoquant la loi de 1986, qui impose effectivement aux chaînes de télévision de garantir un pluralisme des courants d’expression, le chroniqueur place le débat sur le terrain du respect des règles communes. Une stratégie argumentative qui ne tardera pas à susciter une avalanche de réactions.

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