
Dans le bol, les petites pâtes rondes roulent sous la fourchette, encore tièdes, enrobées d’une huile vert vif — pas le vert pâle d’une salade trop sage, mais le vert intense d’un jardin en juin. Les petits pois s’y glissent, fermes sous la dent. La burrata trône au centre, blanche comme du lait frais, et elle attend qu’on la perce pour se répandre sur tout le reste. Ça sent l’herbe fraîche, l’ail à peine dosé, et ce fond d’acidité du citron qui donne envie d’attaquer.
Pourquoi vous allez adorer cette recette
Les ingrédients en détail

Tout ce qu’il faut pour ce plat d’été : des pâtes perles, des petits pois frais, de la burrata crémeuse et des herbes fraîches.
- Les perles (pâtes) : De toutes petites pâtes rondes, légèrement plus grosses qu’un grain de couscous. Alpina Savoie en fait de très bien, en rayon épicerie italienne ou bio. Si tu ne trouves pas, des petites étoiles ou du risoni font l’affaire. Le but : des pâtes qui s’accrochent à l’huile verte et roulent sous la fourchette.
- La burrata : Pas de mozzarella, vraiment pas. La burrata a un cœur de crème — la stracciatella — qui s’écoule dès qu’on la coupe. Toute la différence est là. Choisis-la fraîche, au rayon fromage, pas celle en conserve du rayon ambiant. Deux petites pour quatre personnes, c’est la bonne proportion.
- Les petits pois : Frais, c’est mieux. Surgelés, ça marche très bien — on ne va pas se mentir, c’est ce que la plupart font. Évite ceux en boîte, trop mous. Ils doivent garder une légère résistance sous la dent, sinon ils disparaissent dans le plat sans laisser de trace.
- L’huile d’olive : Elle est la base de l’huile verte, donc elle compte vraiment. Pas besoin d’une huile de compétition, mais prends quelque chose qui a du goût. Une huile fruitée douce, pas trop amère, pour ne pas écraser les herbes fraîches.
- La roquette : Elle arrive crue à la fin, mélangée aux pâtes encore tièdes. Elle ramollit légèrement sous la chaleur — juste assez pour s’intégrer sans disparaître. Sa note légèrement poivrée équilibre la douceur naturelle des petits pois.
L’huile verte : le truc qui transforme tout
C’est la partie que tout le monde néglige, et pourtant c’est la plus simple. Dans un petit mixeur, tu mets l’huile d’olive, le basilic, le persil, une gousse d’ail émincée et le jus du demi-citron. Tu mixes. En vingt secondes, la couleur vire au vert vif — un vert presque électrique, comme si les herbes avaient explosé dans le verre. L’odeur qui sort est assez saisissante : herbe fraîche, ail légèrement piquant, et ce fond citronné qui réveille tout d’un coup. Sale correctement, goûte, rectifie. C’est cette huile qui va porter tout le reste du plat.
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