📌 Risotto d’avoines à la courge et au Bleu : la recette crémeuse qui détourne un grand classique italien

Posted 17 janvier 2026 by: Admin
La Technique Du Risotto Revisitée Aux Avoines
Cette recette réinvente le risotto italien en substituant l’avoine au riz Carnaroli, tout en conservant la gestuelle ancestrale qui fait l’âme du plat. La technique reste inchangée : après avoir fait dorer les grains d’avoine pendant une minute avec l’oignon et l’ail revenus à l’huile d’olive, le déglaçage au vin blanc ouvre le bal. Une fois le vin absorbé, le bouillon s’incorpore louche par louche, exactement comme pour un risotto classique. Cette méthode progressive permet aux grains d’avoine de libérer leur amidon naturel, créant l’onctuosité recherchée sans ajout de crème.
L’innovation majeure réside dans l’incorporation finale de la purée de courge butternut, préalablement cuite 15 minutes et réduite en texture lisse. Cette purée remplace le mantecatura traditionnel – ce beurrage final qui fait la richesse du risotto milanais. Elle apporte texture crémeuse et douceur naturelle tout en allégeant considérablement le profil nutritionnel du plat.
L’association avec la fourme d’Ambert, ce Bleu d’Auvergne au caractère affirmé, vient contrebalancer la douceur végétale. Ses dés fondent partiellement dans la préparation chaude, diffusant leurs notes lactiques et leur puissance aromatique. Cette alliance audacieuse courge-fromage bleu transforme un simple substitut céréalier en création gastronomique assumée, où santé et gourmandise cohabitent sans compromis.
La Courge Butternut, Fondation Crémeuse Du Plat
La purée de courge constitue bien plus qu’un simple accompagnement dans cette recette : elle en devient l’élément structurant. Les cubes de butternut, plongés dans un grand volume d’eau bouillante salée pendant 15 minutes précises, atteignent cette tendreté parfaite qui permet une réduction sans grumeaux. Cette cuisson prolongée transforme la chair ferme en matière malléable, prête à être écrasée en purée homogène.
L’intégration de cette purée intervient au moment stratégique : une fois l’avoine entièrement cuit, après l’absorption complète du bouillon. Ce timing n’est pas anodin. Incorporée trop tôt, la courge se diluerait dans le liquide et perdrait son pouvoir liant. Ajoutée en fin de cuisson, elle enrobe chaque grain d’avoine d’un voile onctueux, créant cette texture fondante caractéristique du risotto sans une goutte de crème ni de beurre.
La butternut remplit ainsi un double rôle : elle lie mécaniquement la préparation par son amidon naturel, tout en apportant sa douceur sucrée qui contraste avec la salinité du bouillon et l’acidité résiduelle du vin blanc. Cette fondation végétale prépare le palais au choc gustatif que représenteront les dés de fourme d’Ambert, créant une progression aromatique où chaque élément trouve sa place dans l’équilibre final du plat.
L’Équilibre Des Saveurs : Du Sucré Au Salé
Cette progression aromatique repose d’abord sur une base aromatique classique mais essentielle : oignon et ail émincés, revenus à l’huile d’olive jusqu’à transparence. Ces aromates fondamentaux créent le socle gustatif sur lequel s’édifie toute la complexité du plat. Une fois dorés, les avoines les rejoignent dans la poêle pour une minute de torréfaction qui révèle leurs notes de noisette.
Le déglaçage au vin blanc marque le premier tournant du développement des saveurs. L’alcool s’évapore rapidement, laissant derrière lui une acidité fine et des arômes fruités qui viennent contrebalancer la douceur naturelle de la courge. Cette touche vineuse prépare le palais à la puissance du fromage à venir.
La fourme d’Ambert intervient en deux temps stratégiques. Une première vague de dés se fond dans la préparation encore chaude, créant des poches crémeuses au goût prononcé. Ces morceaux fondants diffusent leur caractère piquant à travers l’ensemble, contrastant avec la rondeur végétale de la butternut. Une seconde salve de cubes, disposée en surface au moment du dressage, conserve sa texture ferme et son intensité brute.
L’assaisonnement final au sel et au poivre calibre l’équilibre entre la douceur sucrée de la courge et le mordant salin du bleu. Cette précision dans le dosage transforme un mélange d’ingrédients en composition harmonieuse où chaque saveur trouve sa juste place, préparant l’arrivée d’un dernier élément décisif.
La Touche Finale : Le Croquant Des Noix Grillées
Ce dernier élément décisif surgit dans une poêle chauffée à sec. Les noix concassées y grillent quelques minutes, sans ajout de matière grasse, jusqu’à ce que leur surface prenne une teinte dorée et qu’un parfum boisé emplit la cuisine. Cette torréfaction libère leurs huiles essentielles et décuple leur intensité aromatique, transformant un ingrédient banal en concentré de caractère.
Le placement de ces noix torréfiées obéit à une logique précise. Disposées en surface au moment du service, elles échappent à l’humidité du plat et conservent leur texture craquante. Chaque bouchée devient alors une alternance calculée entre l’onctuosité crémeuse de l’avoinotto et la résistance ferme des éclats de noix, créant un dialogue de textures qui maintient l’attention du palais.
Cette stratégie de présentation en assiettes creuses n’est pas anodine. La forme retient la chaleur et permet aux aromates de continuer leur infusion, tandis que la profondeur du contenant met en valeur le contraste visuel entre la masse beige du plat, les veines bleues du fromage et les fragments dorés des noix. Quelques dés de fourme supplémentaires, ajoutés au dernier moment, complètent cette architecture gustative.
Ce détail final élève une préparation réconfortante au rang de création équilibrée. Sans ce croquant salvateur, l’avoinotto resterait un plat homogène et moelleux. Les noix grillées apportent la ponctuation nécessaire, le relief qui transforme chaque assiette en expérience sensorielle complète.










