Avec le retour des températures automnales, les maladies de saison…

Les Seringues Nasales Dans le Viseur : Ce que Cache Vraiment Cette Pratique Courante
Avec le retour des températures automnales, les maladies de saison reprennent leurs droits. Rhumes, grippes, angines… Si les enfants plus grands peuvent se moucher seuls, les nourrissons, eux, dépendent entièrement de leurs parents pour dégager leurs voies respiratoires — une réalité quotidienne que des millions de familles affrontent sans mode d’emploi clair.
Face à ce défi, les rayons des pharmacies proposent plusieurs solutions : sérum physiologique en pipettes, mouche-bébé ou encore seringues nasales. Cette dernière option, plébiscitée par de nombreux parents pour son aspect économique et écologique, fait pourtant l’objet d’une mise en garde sérieuse. Un collectif de santé réunissant les laboratoires Gifrer, Gilbert et Unither pointe des risques avérés sur la santé des nourrissons, liés notamment à des problèmes d’hygiène inhérents à ce type d’outil.
Pour démêler le vrai du faux, la parole revient à une experte de terrain : le Dr Catherine Solinier-Rolland, pédiatre depuis plus de 40 ans près de Bordeaux. Forte de quatre décennies d’observations cliniques, elle apporte un éclairage précis sur ce que ces seringues font réellement — et ce qu’elles peuvent provoquer entre de mauvaises mains. Ses alertes concernent autant la mécanique de l’outil que les conditions dans lesquelles il est utilisé à domicile, loin de tout protocole médical.

Pression Excessive, Nez Blessé : les Dangers que la Pédiatre Veut Faire Connaître
Premier grief soulevé par le Dr Solinier-Rolland : la mécanique même de la seringue nasale. Contrairement aux pipettes unidoses, dont le débit est maîtrisé dès la conception, la seringue laisse une trop grande marge à l’utilisateur — avec des conséquences directes sur les fragiles muqueuses du nourrisson.
« Les seringues peuvent vite être dangereuses pour les bébés à cause de leur trop grande pression », alerte-t-elle. Concrètement, une pression excessive fait remonter les sécrétions trop rapidement, irritant ou blessant les narines. À cela s’ajoute un second risque physique, souvent sous-estimé : enfoncer involontairement la tige de la seringue trop profondément dans la narine, provoquant douleur et traumatisme local chez un nourrisson incapable d’exprimer clairement sa gêne.
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