
L’identification a rapidement suivi : il s’agissait d’un Coprinopsis atramentaria, communément appelé coprin noir d’encre. Ce champignon se développe habituellement dans des environnements très humides, comme le fumier ou des sols en décomposition. Le voir apparaître dans un plafond d’immeuble est, selon les experts, pour le moins inhabituel.
La présence du champignon, signe d’infiltrations et d’humidité excessive
La locataire a immédiatement compris que ce champignon n’était pas apparu par hasard. Sa présence dans la structure du plafond indiquait un problème d’humidité potentiellement grave, susceptible d’affecter la solidité même de l’immeuble.

Elle a contacté la régie de l’immeuble ainsi qu’un plombier pour inspecter les éventuelles infiltrations d’eau. Les experts consultés ont confirmé que la croissance de ce champignon était bien le signe d’une humidité excessive et potentiellement de moisissures dans la structure. Selon eux, une intervention rapide était nécessaire pour éviter que la situation ne s’aggrave.
Les infiltrations d’eau non traitées peuvent en effet provoquer des dommages structurels importants dans un bâtiment, tout en créant un environnement favorable au développement de champignons et de moisissures. Ces dernières peuvent avoir des conséquences directes sur la santé des occupants, notamment sur les voies respiratoires.
Le coprin noir d’encre, un champignon urbain courant
Le Coprinopsis atramentaria pousse naturellement dans des milieux riches en matière organique en décomposition : jardins, bords de route, zones humides. Sa présence dans un bâtiment est le révélateur d’une humidité anormale dans la structure. Il est parfois confondu avec d’autres coprins comestibles sans risque, d’où l’importance de bien l’identifier avant toute consommation.
Le coprin noir d’encre : comestible, mais dangereux avec l’alcool jusqu’à 72 heures
Le Coprinopsis atramentaria n’est pas toxique en lui-même : il est considéré comme comestible. Mais il contient une substance appelée coprine, qui bloque la dégradation de l’alcool dans l’organisme.

Conséquence directe : consommer de l’alcool pendant ou après avoir mangé ce champignon provoque une intoxication. Les symptômes rapportés incluent des nausées, des vomissements, des bouffées de chaleur, des rougeurs, des maux de tête et des vertiges. Ils peuvent apparaître très rapidement et durer plusieurs heures.
Le danger ne disparaît pas immédiatement après le repas. Selon les informations rapportées, le risque d’intoxication persiste jusqu’à 72 heures après l’ingestion du champignon. Le traitement est généralement symptomatique, le repos étant souvent suffisant. Dans certains cas, un traitement contre l’hypotension peut toutefois s’avérer nécessaire.
Articles suggérés
Le plan à 120 milliards d’Éric Ciotti: ce qui disparaîtrait
Fin août 2026, Éric Ciotti va mettre fin à la distribution gratuite de fournitures scolaires à Nice, privant quelque 22 000 élèves du primaire…

