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10 septembre 2026
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Un thermomètre au mercure retrouvé intact dans son ventre vingt ans après l’avoir avalé

Vingt ans de silence, puis une douleur qui révèle tout

Vingt ans passèrent. C’est au printemps 2026 que cet habitant de Wenzhou, dans la province du Zhejiang, au sud-est de la Chine, se résolut à consulter pour des douleurs persistantes à l’abdomen. Rien dans son quotidien ne laissait présager la découverte qui l’attendait.

Le scanner pratiqué à l’hôpital révéla la présence d’un corps étranger dans son duodénum — la portion initiale de l’intestin grêle, située juste après l’estomac. Les médecins identifièrent rapidement l’objet : il s’agissait bien du thermomètre à mercure avalé deux décennies plus tôt, toujours intact.

Une opération de vingt minutes pour un objet vieux de deux décennies

La situation était sérieuse. L’extrémité du thermomètre exerçait une pression directe sur la paroi de l’intestin, faisant craindre une perforation imminente et un risque d’hémorragie interne. Les médecins du Longgang Branch of the First Affiliated Hospital of Wenzhou Medical University décidèrent d’opérer sans délai.

Une opération de vingt minutes pour un objet vieux de deux décennies

L’intervention dura vingt minutes. Les chirurgiens parvinrent à extraire le thermomètre en intégralité, sans qu’il ne se brise. Le patient put quitter le bloc opératoire sans complication majeure.

Ce qui surprit les praticiens, c’est l’état de l’objet au moment de l’extraction : le thermomètre n’avait jamais cassé durant les vingt années passées dans l’organisme de Wang. Sa migration progressive à travers le système digestif jusqu’au duodénum, sans incident grave, tient selon les spécialistes d’une chance peu commune.

Mercure ingéré : le danger est d’abord mécanique, pas toxique

L’ingestion de mercure suscite spontanément des craintes d’empoisonnement. Pourtant, le mercure liquide élémentaire, tel qu’il se trouve dans un thermomètre médical, présente un risque toxicologique limité lorsqu’il est avalé intact : le tube digestif ne l’absorbe quasiment pas, et il est en grande partie éliminé naturellement par l’organisme.

Mercure ingéré : le danger est d'abord mécanique, pas toxique

Le véritable danger est mécanique. Un thermomètre en verre constitue un corps étranger rigide et potentiellement acéré, susceptible de perforer la paroi d’un organe au fil du temps — ce qui était précisément le risque identifié chez Wang, dont l’objet appuyait directement contre la paroi duodénale.

Les spécialistes recommandent, en cas d’ingestion accidentelle d’un corps étranger, de cesser immédiatement de manger et de boire, de limiter la déglutition au maximum, et de consulter un médecin sans attendre l’apparition de symptômes. L’absence de douleur initiale conduit trop souvent à retarder la prise en charge, parfois avec des conséquences graves.

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