
Le média rappelle que ces traitements, d’abord conçus pour le diabète de type 2, sont aussi utilisés dans des parcours de perte de poids, en particulier aux États-Unis. L’article précise que la France reste « encore relativement épargnée » par ce phénomène, tandis que son usage est beaucoup plus répandu outre-Atlantique.
Le « ventre Ozempic » ne désigne pas un ventre plat. Au contraire, il renvoie à des sensations de ventre gonflé, tendu, ballonné, parfois douloureux, rapportées au début du traitement ou lors d’une adaptation de dose.
Des troubles digestifs déjà connus des notices
L’article cite la diététicienne-nutritionniste Marina Colombani, qui rappelle que « de nombreux patients ignorent que le début d’un traitement par Ozempic s’accompagne souvent d’effets digestifs ». Parmi les effets cités figurent les nausées, diarrhées, vomissements, douleurs abdominales, ballonnements, constipation, reflux et flatulences.

Ces effets ne sont pas seulement rapportés dans les médias. Les informations de référence sur Wegovy, médicament à base de sémaglutide, mentionnent des effets indésirables très fréquents comme les nausées, vomissements, constipation, diarrhées et douleurs abdominales. Les ballonnements et le reflux gastro-œsophagien sont également recensés parmi les effets fréquents.
L’Agence européenne des médicaments indique aussi que les effets digestifs font partie des effets les plus courants avec Mounjaro, qui contient du tirzépatide. Elle précise que nausées et diarrhées peuvent concerner plus d’une personne sur dix, tandis que constipation et vomissements peuvent toucher jusqu’à une personne sur dix.
Pour comprendre
Ozempic, Wegovy et Mounjaro sont souvent cités ensemble dans le débat public, mais ils ne correspondent pas tous aux mêmes indications ni aux mêmes substances. Wegovy contient du sémaglutide, Mounjaro du tirzépatide ; leurs usages doivent s’inscrire dans un cadre médical, avec surveillance des effets indésirables.
Pourquoi ces effets apparaissent au début ou après une dose
Selon la spécialiste citée par Marie France, la baisse importante de l’appétit peut être liée au mécanisme même de ces médicaments. Elle explique que « le GLP-1 est une hormone digestive qui augmente la satiété et aide à réguler la glycémie ».

Cette action sur la satiété et l’estomac peut donc s’accompagner d’une phase d’adaptation. Dans l’article, Marina Colombani indique que les symptômes apparaissent surtout « au démarrage du traitement, ou après augmentation de la dose ».
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