À 104 ans, Paul Petit vit toujours chez lui, à Ney, dans le Jura, où il cuisine, entretient sa maison et remplit ses grilles de mots fléchés. Résistant, prisonnier de guerre, ouvrier licencié à cinq mois de la retraite, rescapé d’un infarctus: cet homme né en 1921 a traversé presque tout le XXe siècle dans sa chair. Il en parle avec un calme désarmant, convaincu d’une seule chose: il a eu de la chance.
En bref
- —Né en 1921, il entre à l’usine à 12 ans
- —Prisonnier à Nuremberg, il perd 25 kg en trois mois
- —Licencié à 5 mois de la retraite, il touche quand même ses indemnités
Entré à l’usine à 12 ans, happé par la guerre à 20
Paul Petit naît le 28 octobre 1921 près de Saint-Dizier, en Haute-Marne. Il quitte l’école après le primaire et suit son père à l’usine de métallurgie dès l’âge de 12 ans. La vie ouvrière, il la connaît avant même l’adolescence.
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