Les lunettes de Delphine Jubillar ont été découvertes brisées en trois morceaux dans la maison. Une expertise a conclu à une force exercée de l’extérieur vers l’intérieur, compatible avec un coup. Son téléphone, jamais retrouvé, serait resté connecté au relais couvrant le domicile jusqu’à sa dernière déconnexion, le 16 décembre à 7 h 48.
Le directeur d’enquête a résumé la thèse présentée aux jurés: « Ce soir-là, il avait la motivation, un mobile et aussi l’opportunité ». La cour a aussi retenu le déplacement nocturne probable de la voiture de l’infirmière et le fait que ses affaires personnelles comme ses deux enfants étaient restés dans la maison. La défense avait dénoncé une enquête orientée et l’absence de preuve matérielle directe.
En juillet 2026, des aveux consignés dans une lettre
Après avoir contesté toute implication pendant plus de cinq ans, Cédric Jubillar a reconnu dans un courrier adressé à son avocat avoir tué son épouse. La Dépêche du Midi a révélé l’existence de cette lettre manuscrite le 6 juillet 2026. Ce changement de position intervient après sa condamnation en première instance et à quelques mois de la date initialement retenue pour son appel.

Les circonstances précises de la mort ne figureraient pas dans les éléments rendus publics. Cédric Jubillar les réserverait aux magistrats et se dirait prêt à collaborer avec la justice, notamment en indiquant où se trouve le corps de Delphine. En l’absence de communication judiciaire détaillée sur le contenu de ses déclarations, ces modalités doivent encore être confirmées au cours de la procédure.
Ces aveux obligent désormais son avocat pénaliste à préparer une stratégie différente de celle défendue au premier procès, centrée sur l’insuffisance des preuves et la contestation de l’enquête. Ils pourraient aussi conduire les magistrats à ordonner de nouvelles investigations, si Cédric Jubillar fournit des indications vérifiables sur le lieu où le corps aurait été dissimulé ou sur le déroulement de la nuit.
Le procès en appel avait été annoncé à partir du 21 septembre 2026 devant la cour d’assises de la Haute-Garonne, mais les nouveaux aveux pourraient modifier son calendrier et son organisation. Les magistrats doivent encore entendre Cédric Jubillar sur les circonstances précises de la mort et vérifier les informations qu’il affirme pouvoir fournir. La localisation du corps, la possibilité de nouvelles recherches et la peine qui sera demandée en appel restent les principales questions ouvertes.
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