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14 juillet 2026
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Affaire Jubillar: Cédric avoue et veut guider les enquêteurs vers le corps

Jubillar sait, répètent ses conseils, que tout passe désormais par la découverte du corps. Retrouver la dépouille de son épouse constitue à la fois l’enjeu humain central de l’affaire et un élément potentiellement déterminant pour la juridiction d’appel qui devra se prononcer sur sa peine.

Une condamnation sans corps ni aveux

En octobre 2025, la cour d’assises du Tarn a condamné Cédric Jubillar à 30 ans de réclusion pour le meurtre de son épouse Delphine, disparue en décembre 2020 à Cagnac-les-Mines. L’affaire avait été construite sur un faisceau d’indices — comportement de l’accusé, témoignages, relevés téléphoniques — en l’absence totale de corps et de scène de crime identifiée. Jubillar avait fait appel de cette condamnation, ouvrant la voie au procès du 21 septembre 2026.

Un récit qui contredit cinq ans de dénégations

Pendant toute l’instruction et lors du procès devant la cour d’assises du Tarn en octobre 2025, Cédric Jubillar maintenait une version immuable: il s’était couché tôt ce soir-là, ne s’était réveillé qu’à 3 h 45 et avait alors alerté la gendarmerie d’un « Allô, ma femme a disparu… ». Il minimisait également les disputes conjugales, affirmant que son fils Louis « s’est trompé de jour et de dispute, car il y en avait souvent ».

Route de campagne nocturne dans le Tarn, scène liée à la disparition de Delphine Jubillar
Image d’illustration © Toptenplay

Aujourd’hui, il reconnaît une vive altercation et affirme que « tout s’est passé dans la maison ». Il admet aussi avoir utilisé le véhicule familial cette nuit-là, déclarant: « Je l’ai garée dans le même sens. » Ces détails correspondent à des pistes que les enquêteurs exploraient depuis le début sans pouvoir les étayer.

Dans ses aveux, il soutient ne pas avoir eu l’intention de tuer son épouse, tout en reconnaissant sa totale responsabilité dans sa mort. Cette nuance sur la préméditation sera au cœur des débats lors du procès en appel, la justice devant déterminer si la dispute a dégénéré de manière imprévisible ou si les faits étaient planifiés.

Un corps introuvable depuis 2020, des fouilles massives sans résultat

Delphine Jubillar, infirmière de 33 ans, avait disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Depuis plus de cinq ans, son corps n’a jamais été retrouvé malgré des fouilles massives mobilisant gendarmes, plongeurs et équipes cynophiles sur de vastes zones.

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