
Deux voisines avaient pourtant rapporté avoir entendu, cette nuit-là, des cris « d’effroi et de peur mêlés à des aboiements de chiens ». Ces témoignages avaient orienté les recherches sans permettre de localiser un « endroit préalablement repéré » que les enquêteurs cherchent depuis le début de l’affaire.
C’est précisément vers ce lieu que Cédric Jubillar dit vouloir conduire les forces de l’ordre. La condamnation à 30 ans de réclusion prononcée en octobre 2025 par la cour d’assises du Tarn avait été rendue sans scène de crime identifiée ni corps retrouvé — une situation rare dans les annales judiciaires françaises, qui avait conduit ses avocats de l’époque à contester la solidité du dossier.
Le procès en appel de Cédric Jubillar s’ouvre le 21 septembre 2026 devant la cour d’assises. D’ici là, la question centrale est de savoir si les aveux écrits seront suivis d’une déposition formelle devant la présidente, et surtout si les indications qu’il dit détenir permettront enfin de localiser le corps de Delphine. La juridiction d’appel devra également trancher la question de la préméditation, que Jubillar conteste dans ses aveux tout en reconnaissant sa responsabilité entière dans la mort de son épouse.
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