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11 juillet 2026
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Aquamation : l’Écosse autorise cette alternative funéraire qui réduit drastiquement les émissions de CO2 par rapport à la crémation

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Un Phénomène En Pleine Expansion : Des Testaments Déjà Modifiés

Au-delà des considérations environnementales, l’aquamation conquiert progressivement les esprits grâce à un argument décisif : son accessibilité financière. Le coût du procédé reste similaire, voire légèrement supérieur, à celui d’une crémation traditionnelle, écartant ainsi la barrière économique qui freine souvent l’adoption de pratiques écologiques.

Cette accessibilité explique pourquoi de nombreuses personnes ont déjà pris les devants en modifiant leur testament pour préciser leur volonté de recourir à l’aquamation. Un phénomène amplifié en 2021 lorsque l’archevêque sud-africain Desmond Tutu, prix Nobel de la paix, a choisi ce procédé pour ses propres funérailles. Ce geste hautement symbolique a propulsé l’aquamation sur le devant de la scène internationale, conférant une légitimité morale à cette alternative funéraire.

En France, où l’aquamation reste interdite, les mentalités évoluent néanmoins rapidement. La crémation représente aujourd’hui 46% des obsèques, contre seulement 1% en 1980, preuve d’une révolution des pratiques funéraires en quarante-quatre ans. Cette progression spectaculaire témoigne d’une société de plus en plus ouverte aux alternatives face aux rites traditionnels.

L’Écosse, suivie de près par plusieurs États américains et l’Irlande, trace désormais la voie d’une transition funéraire majeure. Reste à savoir combien de temps les autres nations européennes mettront avant d’emboîter le pas à cette pratique qui redéfinit notre rapport à la mort et à l’environnement.

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