📌 Biopic Johnny : Laura Smet jouera la grand-mère qu’elle n’a jamais connue
Posted 8 mai 2026 by: Admin
C’est l’un des projets les plus ambitieux du cinéma français pour les prochaines années. Le biopic consacré à Johnny Hallyday, sobrement intitulé Johnny, débutera son tournage le 1er juin 2026 pour une sortie prévue au premier semestre 2027. Le magazine Paris Match a révélé ce mercredi 7 mai l’intégralité d’un casting qui réserve plusieurs surprises, dont une particulièrement symbolique : la participation de Laura Smet dans le rôle de sa propre grand-mère.
En bref
- —Tournage début juin 2026, sortie prévue au premier semestre 2027
- —Benjamin Voisin incarne Johnny dans ce film à 45 millions d’euros
- —Laura Smet a elle-même demandé à jouer sa grand-mère
Cédric Jimenez aux commandes d’un film à 45 millions d’euros
C’est le réalisateur Cédric Jimenez, connu notamment pour le succès de Bac Nord en 2021, qui signera ce biopic très attendu. Intitulé simplement Johnny, le long métrage bénéficiera d’un budget exceptionnel de 45 millions d’euros, faisant de lui l’un des films français les plus coûteux de ces dernières années.

Le tournage doit commencer le 1er juin 2026, selon le producteur Hugo Sélignac, interrogé par Paris Match. La sortie est attendue au premier semestre 2027.
Le film embrassera trois grandes périodes de la vie du « Taulier ». Les années 1960 d’abord, marquées par la relation avec Sylvie Vartan. Les années 1970 ensuite, avec l’épopée du Johnny Circus aux côtés de Nanette Workman. Les années 1980 enfin, période de renaissance artistique portée par Michel Berger et Nathalie Baye. Le récit s’achèvera sur les concerts mythiques donnés au Parc des Princes en 1993, pour les cinquante ans du chanteur.
Benjamin Voisin endosse le costume du Taulier
Après plusieurs mois de rumeurs et un premier rebondissement — Raphaël Quenard, initialement pressenti, s’est retiré du projet —, c’est finalement Benjamin Voisin qui incarnera Johnny Hallyday. Âgé de 29 ans, l’acteur avait décroché le César du meilleur espoir masculin en 2022 pour son rôle dans Illusions perdues.

Autour de lui, un casting de premier plan. Noée Abita prêtera ses traits à Sylvie Vartan, première épouse de Johnny. Nina Meurisse incarnera Nathalie Baye — une interprétation qui prend une résonance toute particulière depuis le décès de la comédienne, le 17 avril 2026. William Lebghil sera Michel Berger, et Marie Colomb endossera le rôle de Nanette Workman.
Contrairement aux informations qui avaient circulé ces derniers mois, Lily-Rose Depp n’apparaîtra finalement pas dans le film. Sa participation avait été évoquée avec insistance, mais le casting officiel révélé par Paris Match ne la mentionne pas.
Laura Smet et le choix d’incarner une femme qu’elle n’a jamais connue
L’une des révélations les plus inattendues du casting concerne Laura Smet. La fille de Johnny Hallyday et Nathalie Baye jouera le rôle d’Huguette Clerc, la mère du chanteur — autrement dit, sa propre grand-mère. Ce n’est pas Cédric Jimenez qui lui a proposé le rôle : c’est elle qui l’a demandé. « Ça serait bien, j’aimerais bien faire cette grand-mère », aurait-elle confié au réalisateur, selon Benjamin Locoge, rédacteur en chef culture de Paris Match, invité le 7 mai sur le plateau de C à Vous.

La démarche est d’autant plus singulière que Laura Smet n’a jamais rencontré Huguette Clerc. Née le 19 mars 1920, cette dernière est décédée en 2007, avant que les deux femmes puissent se croiser. Pour Laura, incarner ce personnage relève donc autant d’une quête familiale intime que d’un défi artistique.
La vie d’Huguette Clerc fut marquée par des choix douloureux. Après la naissance de Jean-Philippe Smet — le futur Johnny — en 1943, le père, Léon Smet, abandonna rapidement la famille. Huguette, alors modèle, confia l’enfant à sa belle-sœur, Hélène Mar, qui l’éleva à Londres et lui fit découvrir la musique. La relation entre la mère et le fils demeura longtemps complexe, avant de s’apaiser véritablement à partir de 1999, lorsque Johnny fit venir Huguette vivre près de lui à Marnes-la-Coquette.
Après des années de guerre successorale
Le décès de Johnny Hallyday en décembre 2017 avait déclenché une bataille juridique très médiatisée entre sa veuve Laeticia et ses enfants aînés David Hallyday et Laura Smet, qui contestaient un testament leur laissant peu de place. Le conflit s’était finalement résolu à l’amiable en 2018. Le biopic, approuvé à l’unanimité par la famille, marque une nouvelle étape de cet apaisement.
Un scénario validé par toute la famille, signal d’une paix retrouvée
Au-delà des têtes d’affiche, c’est la dimension familiale du projet qui frappe le plus les observateurs. Le scénario du biopic a été lu et approuvé par l’ensemble des membres de la famille Hallyday, des deux côtés d’une fracture longtemps médiatisée. Laeticia Hallyday, veuve du chanteur, et ses filles Jade et Joy d’un côté ; David Hallyday et Laura Smet de l’autre : tous ont donné leur accord.

« Laeticia et les filles, donc Jade et Joy, David et Laura de leur côté, tout le monde a lu, tout le monde a validé et tout le monde est d’accord », a confirmé Benjamin Locoge sur le plateau de C à Vous. Ce consensus, rare dans l’histoire récente de la famille, constitue en lui-même un événement.
Pour les fans comme pour les observateurs, cette unité renforce la légitimité du projet et laisse espérer un portrait fidèle. Le film s’annonce ainsi comme bien plus qu’un biopic classique : une réconciliation collective autour d’un héritage partagé.
Avec un budget de 45 millions d’euros, un réalisateur reconnu, un casting soigneusement composé et le soutien unanime de toute la famille Hallyday, le film Johnny s’impose déjà comme l’un des événements cinématographiques les plus attendus de 2027. La participation de Laura Smet dans le rôle d’Huguette Clerc — à la fois geste personnel et acte artistique — confère au projet une profondeur qui dépasse largement le cadre du biopic traditionnel. Le tournage débute dans quelques semaines. Rendez-vous en salle au premier semestre 2027.










