En cas d’anomalies, une biopsie prostatique peut être recommandée. Sous guidage échographique, l’urologue effectue au minimum 12 prélèvements à différents endroits de la prostate, par voie transrectale. Les échantillons sont ensuite analysés en laboratoire pour confirmer ou infirmer le diagnostic.
Cette procédure n’est pas sans risques. Les complications courantes incluent la présence de sang dans les urines (hématurie) ou dans le sperme (hémospermie). Des complications plus graves, comme une prostatite aiguë ou une septicémie, sont plus rares mais possibles.
Stades et traitements : quelles options face à la maladie ?
Une fois le diagnostic confirmé, le cancer est classé en quatre stades. Au stade 1, il est localisé à la prostate. Au stade 2, il s’étend au-delà de la capsule prostatique. Le stade 3 implique une atteinte ganglionnaire pelvienne, tandis que le stade 4 correspond à un cancer métastatique.

Plusieurs options thérapeutiques existent selon le stade et le profil du patient. La prostatectomie totale consiste à retirer chirurgicalement la prostate et les vésicules séminales ; elle est privilégiée pour les cancers à faible risque.
La radiothérapie externe détruit les cellules cancéreuses en focalisant des photons sur la prostate, tandis que la curiethérapie repose sur la pose d’implants radioactifs directement dans la glande pour émettre des rayonnements ciblés.
Pour les cancers avancés, l’hormonothérapie est utilisée afin de réduire le risque de métastases. Chaque traitement présente des avantages et des effets secondaires spécifiques, et le choix thérapeutique est établi en concertation entre le patient et son équipe médicale.
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