
C’est finalement un gonflement du ventre qui l’a poussée à voir un médecin. Le diagnostic est alors tombé: cancer de l’utérus à un stade avancé. « Si j’avais attendu quelques mois de plus, je ne serais probablement plus là aujourd’hui», témoigne-t-elle.
Après un an de traitements intensifs, Dawn Willis est aujourd’hui en rémission. Mais elle vit désormais avec un stoma, une conséquence directe des complications liées à la radiothérapie. « Je n’aurais probablement pas eu besoin de ça si j’avais consulté plus tôt», regrette-elle.
Saignements post-ménopausiques: 10 à 15 % des cas révèlent un cancer
Selon les données médicales citées dans la source, 90 % des femmes atteintes d’un cancer de l’utérus présentent des saignements post-ménopausiques. C’est le principal symptôme de la maladie, et souvent le seul à se manifester à un stade précoce.

Ces saignements peuvent prendre des formes très diverses: pertes de sang rouge vif, spotting, ou de simples traces sur le papier toilette. Quelle que soit la quantité, les spécialistes sont formels: tout saignement après l’arrêt des règles est considéré comme anormal et justifie une consultation médicale sans délai.
Les chiffres sont clairs: 10 à 15 % des femmes présentant des saignements post-ménopausiques sont effectivement atteintes d’un cancer de l’endomètre. D’autres signes peuvent accompagner ce symptôme — douleurs pelviennes, modification des pertes vaginales, gonflement du ventre — mais ils surviennent généralement plus tardivement. « Je n’avais que ce symptôme et, sinon, je me sentais en parfaite santé», insiste Dawn Willis.
« Si quelqu’un lit mon histoire et décide de se faire examiner »: un appel à la vigilance
« Je suis en colère contre moi-même d’avoir ignoré ces signes», confie Dawn Willis. Son témoignage pointe un obstacle fréquent: la tendance à banaliser des symptômes inhabituels lorsqu’ils surviennent à une période de la vie déjà marquée par de nombreux changements physiques.
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