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25 août 2026
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Cancer de l’utérus: elle ignore ses saignements un an, croyant à la ménopause

Les chiffres sont clairs: 10 à 15 % des femmes présentant des saignements post-ménopausiques sont effectivement atteintes d’un cancer de l’endomètre. D’autres signes peuvent accompagner ce symptôme — douleurs pelviennes, modification des pertes vaginales, gonflement du ventre — mais ils surviennent généralement plus tardivement. « Je n’avais que ce symptôme et, sinon, je me sentais en parfaite santé», insiste Dawn Willis.

90 %
des femmes atteintes d’un cancer de l’utérus présentent des saignements post-ménopausiques, selon les données médicales.

« Si quelqu’un lit mon histoire et décide de se faire examiner »: un appel à la vigilance

« Je suis en colère contre moi-même d’avoir ignoré ces signes», confie Dawn Willis. Son témoignage pointe un obstacle fréquent: la tendance à banaliser des symptômes inhabituels lorsqu’ils surviennent à une période de la vie déjà marquée par de nombreux changements physiques.

Femme se rendant à une consultation médicale pour un dépistage gynécologique
Image d’illustration © Toptenplay

« Tellement de choses changent dans votre corps pendant la ménopause que j’ai cru que c’était normal», explique-t-elle. Les spécialistes rappellent que la honte, la peur ou la simple négligence ne doivent jamais retarder une consultation médicale. Les médecins sont formés pour accompagner sans jugement toutes les femmes qui présentent des symptômes inhabituels.

« Si quelqu’un lit mon histoire et décide d’aller se faire examiner, alors j’aurai peut-être sauvé une vie», conclut Dawn Willis. Son parcours souligne que l’absence de douleur ou de malaise général ne doit pas rassurer: un seul symptôme, même isolé, suffit à justifier une prise en charge médicale rapide.

Le cas de Dawn Willis devrait être examiné lors des prochaines campagnes de sensibilisation au cancer de l’endomètre, notamment à l’approche de la ménopause. La question d’un dépistage systématique des saignements post-ménopausiques, encore absent des programmes nationaux en France, reste posée. Pour toute femme concernée, la Haute Autorité de Santé recommande de consulter un médecin sans attendre l’apparition d’autres symptômes.

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