
Le bilan de la saison 2025-2026 dressé par Santé publique France confirme la réalité de cette menace persistante : 1 906 personnes sont décédées des suites d’une infection au SARS-CoV-2, 7 104 patients ont été hospitalisés après un passage aux urgences — principalement des personnes âgées de 65 ans et plus —, et 181 000 consultations de médecine générale ont été enregistrées.
Ces chiffres ont été qualifiés de représentatifs d’un « faible recours aux soins », ce qui suggère que la réalité épidémique est vraisemblablement plus étendue. La protection immunitaire conférée par les doses précédentes ou par une infection naturelle « diminue avec le temps, surtout chez les personnes les plus fragiles et les personnes immunodéprimées », rappelle le ministère de la Santé.
Qui est concerné : les populations prioritaires définies par les autorités
Le ministère de la Santé a défini avec précision les publics auxquels s’adresse ce rappel de printemps. Sont en première ligne : les personnes âgées de 80 ans et plus, les personnes immunodéprimées quel que soit leur âge, les résidents d’Ehpad et d’unités de soins longue durée, ainsi que toute personne présentant un risque très élevé de forme grave, sur avis médical.

Pour ces personnes, le délai recommandé entre ce rappel et la dernière dose reçue ou la dernière infection est fixé à six mois. Ce délai est ramené à trois mois pour les personnes immunodéprimées et les personnes âgées de 80 ans et plus, dont la réponse immunitaire est jugée plus rapide à s’affaiblir.
Le vaccin retenu pour cette campagne est le Comirnaty LP.8.1, une formulation monovalente ciblant le variant du SARS-CoV-2 actuellement en circulation. Trois dosages existent selon les tranches d’âge, du nourrisson à l’adulte, afin d’adapter l’injection aux besoins de chaque groupe.
Des campagnes de plus en plus ciblées
Depuis les grandes vagues de vaccination de masse de 2021, la stratégie française a progressivement évolué vers des campagnes de rappel saisonnières, à l’image du modèle existant pour la grippe. Le SARS-CoV-2 s’est installé dans le paysage des virus respiratoires endémiques, avec des dynamiques de circulation observées été comme hiver. Face à cette réalité, les autorités sanitaires privilégient désormais une protection renforcée des personnes les plus fragiles plutôt qu’une couverture vaccinale universelle.
Comment se faire vacciner : démarches pratiques et prise en charge totale
L’organisation de cette campagne a été pensée pour faciliter l’accès au vaccin selon le lieu de vie des personnes concernées. Pour les résidents en Ehpad et en unités de soins longue durée, la vaccination est directement organisée par l’établissement, sans démarche particulière à effectuer de leur part.

Les autres personnes éligibles sont invitées à se rapprocher d’un professionnel de santé habilité : médecin traitant, infirmier ou sage-femme. Le ministère appelle l’ensemble de ces professionnels à se mobiliser activement pour aller vers les publics vulnérables qui ne franchiraient pas spontanément la porte d’un cabinet médical.
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