
« C’est allé très vite. En un quart d’heure c’était fini, elle est décédée dans la voiture », témoigne Maël, qui tentait de rejoindre le cabinet vétérinaire de Veynes. Tana n’y arrivera jamais. La mort a été si rapide qu’aucun soin n’a pu être prodigué.
Ce drame n’était pas isolé. Une clinique vétérinaire de la région a confirmé avoir reçu deux chiens décédés en l’espace d’un seul week-end, présentant exactement les mêmes symptômes. Au total, ce sont cinq animaux qui ont été frappés entre le 15 et le 19 avril, tous après une baignade dans ce même lac.
La même rive, le même scénario : la piste malveillante
Un détail géographique s’impose à tous ceux qui ont observé les faits de près : les cinq chiens touchés se sont tous baignés sur la même rive, celle qui longe la route. Aucun incident n’a été signalé ailleurs sur le lac. Cette concentration spatiale n’est pas passée inaperçue.

Amaury Gouaille, cogérant d’un camping situé à proximité du lac, est catégorique : pour lui, il s’agit d’un acte malveillant. « En vingt-trois ans, ce n’est jamais arrivé », confie-t-il. L’un de ses propres clients a perdu son chien dans les mêmes circonstances. Il attend le passage de l’Agence régionale de santé pour confirmer ses soupçons.
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