
Le détenu avait jusqu’alors contesté toute participation aux faits. Il avait été condamné en octobre 2025 par la cour d’assises du Tarn, au terme d’un procès organisé sans découverte du corps ni identification d’une scène de crime formelle. Son appel entraîne un nouveau procès, sa condamnation n’étant pas définitive.
Me Pierre Debuisson, qui assure sa défense depuis janvier 2026, dit avoir établi progressivement une relation de confiance avec son client. L’avocat pénaliste affirme que celui-ci souhaite désormais donner des précisions aux magistrats sur les circonstances de la mort et permettre à la famille de disposer d’une sépulture.
Le corps, priorité annoncée des prochaines recherches
Après la révélation des aveux, les deux avocats ont décrit leur client comme soulagé, mais tendu face aux réactions suscitées par son revirement. « Il n’a qu’une hâte: décrire la chronologie de cette soirée à la présidente de la cour d’assises et se rendre sur les lieux pour aider les enquêteurs à retrouver le corps de Delphine », ont-ils assuré.

La volonté de collaborer reste, à ce stade, rapportée par la défense. Elle devra se traduire par des indications suffisamment précises pour permettre de nouvelles recherches. Les environs du domicile familial, des bois, des plans d’eau, d’anciennes zones minières et plusieurs autres secteurs ont déjà été examinés depuis la disparition, sans résultat.
Delphine Jubillar avait 33 ans lorsqu’elle a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Cette infirmière et mère de deux enfants n’a plus donné signe de vie depuis son domicile. La découverte de sa dépouille constitue désormais l’enjeu immédiat de l’enquête judiciaire relancée par les déclarations de son mari.
Une disparition sans corps depuis décembre 2020
Delphine Jubillar a disparu de son domicile de Cagnac-les-Mines dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Malgré plusieurs années d’investigations et de fouilles, aucune dépouille n’a été retrouvée avant les aveux rapportés en juillet 2026.
La maison et la voiture au centre du récit à contrôler
Pendant plus de cinq ans, Cédric Jubillar avait soutenu s’être couché tôt avant de constater l’absence de son épouse au milieu de la nuit. Il contestait également la portée de la dispute entendue par leur fils. Ce récit est désormais incompatible avec les déclarations transmises par ses nouveaux conseils.

Dans la version rapportée de ses aveux, il reconnaîtrait une violente altercation et aurait déclaré: « Tout s’est passé dans la maison. » Il admettrait également avoir utilisé la voiture familiale, alors qu’il avait auparavant assuré que le véhicule n’avait pas bougé. Ces éléments devront être confrontés aux constatations techniques et aux témoignages déjà versés au dossier.
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