
Elle avait alors pris soin d’écarter une rumeur visant Jacques Chirac, affirmant qu’il n’était « pas du tout » l’homme concerné et qu’il avait toujours été bienveillant envers elle. L’homme qu’elle mettait en cause n’a pas été nommé.
Nathalie Marquay avait décrit des appels insistants jusque dans les hôtels où elle séjournait lors de galas. Elle rapportait qu’au réveil, on lui annonçait qu’un certain « M. Machin » voulait absolument lui parler. Elle avait aussi raconté que Geneviève de Fontenay « voulait [la] caser avec » cet homme.
Ces éléments restent des confidences personnelles, sans nom rendu public. Ils éclairent toutefois la manière dont Nathalie Marquay parle aujourd’hui du harcèlement : à partir d’une expérience qu’elle dit avoir vécue jeune, dans un environnement très exposé.
Le témoignage de Nathalie Marquay ne règle rien sur le fond de l’affaire Patrick Bruel. Il montre surtout la difficulté, pour des personnalités ayant connu les protagonistes, de prendre la parole sans brouiller les plans entre souvenirs privés, soutien personnel et accusations pénales. À ce stade, les faits dénoncés relèvent de la justice, tandis que l’ancienne Miss France rappelle aussi avoir elle-même connu une situation de harcèlement dans sa jeunesse.
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