
Ces nominations confirment la reconnaissance de ses pairs pour un travail souvent discret mais toujours juste. Thérèse Liotard incarnait cette catégorie d’acteurs indispensables, ceux qui donnent de la profondeur et de la crédibilité aux récits sans chercher les projecteurs.
En 2018, la ville de Puget-Théniers lui remet le prix « Reconnaissance des cinéphiles » pour l’ensemble de sa carrière, une distinction qui souligne l’attachement du public à son travail sur le long terme.
L’une chante, l’autre pas : un film culte et une amitié indéfectible
En 1977, Thérèse Liotard partage l’affiche avec Valérie Mairesse dans L’une chante, l’autre pas, une œuvre à fort engagement féministe qui devient rapidement un film culte. Les deux actrices, alors à peine majeures — la majorité légale étant fixée à 21 ans à l’époque — partagent sur ce tournage les mêmes convictions et les mêmes ambitions.

Ce film marque non seulement le début de leur carrière respective, mais aussi le point de départ d’une amitié profonde et durable. Ensemble, elles portent un message commun : offrir une meilleure place aux femmes dans la société, un engagement qu’elles n’ont jamais abandonné au fil des décennies.
Près de cinquante ans après ce tournage fondateur, leur complicité est restée intacte. L’une chante, l’autre pas demeure, selon ceux qui les ont connues, le symbole le plus fort de cette relation et de leurs convictions communes.
Un retrait progressif, loin des caméras mais près du théâtre
Après une carrière bien remplie, Thérèse Liotard avait progressivement quitté les plateaux de tournage pour se consacrer à la transmission. Elle donnait des cours de théâtre, d’abord à Paris, puis à Sens, dans l’Yonne, perpétuant ainsi sa passion pour le jeu auprès de nouvelles générations de comédiens.
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