Le préjudice est estimé entre 8 000 et 10 000 euros. Ce montant comprend les animaux disparus, les dégâts causés aux installations et les soins vétérinaires nécessaires pour les bêtes blessées.
Le choc est d’autant plus fort que l’exploitation n’a été créée qu’il y a trois ans. L’éleveur rappelle aussi avoir déjà subi des attaques de loups l’an dernier, ce qui ajoute à la fragilité de son activité.
Un appel à témoins et une exploitation fragilisée
Nicolas Duvergé lance un appel à témoins. Il espère que quelqu’un a pu voir quelque chose dans la nuit du vol ou entendre parler de ventes suspectes depuis les faits.

Interrogé sur un éventuel lien avec l’approche de l’Aïd, évoqué selon lui par les gendarmes dans le cadre d’une vigilance particulière, l’éleveur reste prudent. Il dit ne pas vouloir accuser qui que ce soit et souligne que les brebis volées sont des femelles, tandis que les agneaux n’avaient que deux mois.
Au-delà de la perte financière, l’éleveur insiste sur l’attachement aux animaux. Il décrit des agneaux séparés de leur mère et dit avoir entendu, le lundi matin, les appels des mères et des petits manquants.
Le vol devrait aussi modifier son quotidien. Nicolas Duvergé envisage d’installer des caméras et de remettre des chiens de protection, alors même que ses troupeaux se trouvent près de villages et de voies vertes fréquentées par des familles, des cyclistes ou des cavaliers.
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