
La quadragénaire se rend ce jour-là à un rendez-vous médical. Rien, dans la situation décrite, ne semble relever d’un stationnement abusif : le véhicule est adapté, la carte est présente, et le handicap de Warda Carles est lourd. Elle a été amputée des quatre membres en 2015 après une infection grave mal prise en charge, selon les éléments rapportés.
À son retour, elle découvre un avis sur le pare-brise. Elle explique à La Dépêche : « Je n’ai pas vu tout de suite le petit bout de papier ». Ce document mentionne une infraction pour stationnement très gênant sur un emplacement réservé aux véhicules portant une carte de stationnement pour personnes handicapées.
Pour Warda Carles, cette verbalisation marque le début d’un enchaînement administratif. Ce qui aurait pu être une contestation rapide devient une affaire plus lourde, notamment parce qu’elle quitte la région dès le lendemain pour un voyage prévu de longue date.
De 135 à 375 euros, puis la saisie
L’infraction retenue correspond à un stationnement très gênant. À Toulouse, l’utilisation non autorisée d’une place réservée aux personnes handicapées expose à une amende forfaitaire de 135 euros, majorée à 375 euros en cas de non-paiement dans les délais.
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