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30 août 2026
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Août 2026: jusqu’à +2 °C, une nouvelle canicule possible

Thermomètre près de sols desséchés par la chaleur
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Le déficit de précipitations a atteint 30 % durant cette période, plaçant le printemps 2026 parmi les dix moins arrosés depuis 1959. La sécheresse des sols superficiels s’est ainsi installée avant même le début de l’été météorologique, tandis que les fortes chaleurs ont accru le stress hydrique de la végétation.

Juin est ensuite devenu le mois de juin le plus chaud jamais observé en France. Météo-France a recensé une vague de chaleur nationale du 17 au 30 juin, la 52e depuis 1947. Une 53e vague a débuté le 4 juillet et se poursuivait encore à la mi-juillet, avec des conséquences directes pour la santé des populations fragiles et la sécurité incendie.

La Chaîne Météo attribue cette succession à « des anticyclones puissants sur l’Europe de l’Ouest, des gouttes froides au large de la péninsule Ibérique » qui font « office de pompe à chaleur ». Cette configuration favorise des remontées d’air chaud, tandis que les sols secs amplifient localement les températures en limitant l’évaporation.

70 %
C’est la probabilité attribuée par Météo-France à un trimestre juillet-septembre plus chaud que la normale en France et en Corse.

Août attendu de 1,5 à 2 °C au-dessus des normales

Pour août, les projections de Meteo Consult utilisées par La Chaîne Météo font apparaître un excédent thermique national compris entre 1,5 et 2 °C. Les hautes pressions devraient rester dominantes sur le nord de l’Europe et influencer fréquemment la France, entrecoupées de séquences plus instables.

Passants à l’ombre avant des orages estivaux
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Le risque de canicule est qualifié de « significatif ». Une quatrième canicule reste donc possible, sans pouvoir être confirmée plusieurs semaines à l’avance. Les tendances saisonnières décrivent une moyenne mensuelle et une configuration dominante; elles ne déterminent ni les dates précises, ni la durée, ni les départements qui seraient touchés.

Les fortes chaleurs pourraient être moins continues qu’en juin et juillet, car elles seraient « ponctuées par quelques dégradations orageuses », précise La Chaîne Météo. Ces passages instables pourraient provoquer des baisses temporaires des températures et offrir quelques périodes de répit, sans garantir la fin durable de la chaleur.

Le terme de canicule dépend par ailleurs de seuils établis localement à partir des températures minimales et maximales observées pendant plusieurs jours. Un mois très chaud à l’échelle nationale peut donc alterner des vagues de chaleur, des canicules départementales et des périodes moins éprouvantes, sans constituer un épisode continu.

Prévision saisonnière et canicule: deux échelles différentes

Une prévision saisonnière évalue la probabilité qu’un mois ou un trimestre soit globalement plus chaud, plus froid, plus sec ou plus humide que la normale. Elle ne fournit pas une météo quotidienne et ne peut pas annoncer plusieurs semaines à l’avance les dates exactes d’une canicule. Les projections de Meteo Consult peuvent aussi différer de celles produites par d’autres modèles.

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