
La salariée explique avoir longtemps disposé de davantage de jours qu’elle ne souhaitait en prendre. « Je travaille dans le même département depuis plus de 20 ans et j’ai toujours eu plus de congés annuels que ce dont j’avais besoin, c’est pourquoi je les ai souvent vendus à des collègues », raconte-t-elle dans le témoignage repris par Marie France.
Cette disponibilité ne se serait pas limitée aux vacances d’été. « Je me porte généralement volontaire pour couvrir les périodes de Noël afin que d’autres puissent les passer avec leur enfants », ajoute la salariée. Ces arrangements auraient notamment bénéficié aux collègues ayant des enfants ou des petits-enfants, lorsque les besoins de personnel restaient importants pendant les fêtes.
Au fil des années, ce service rendu aurait fini par être considéré comme une ressource habituelle. « Peu à peu, je me suis retrouvé avec la réputation d’être la personne à contacter pour acheter des jours de congé supplémentaires, surtout auprès des parents », poursuit-elle. Rien dans le récit ne permet cependant d’établir que cette habitude constituait un engagement permanent.
Au retour de maternité, elle décide de conserver tous ses congés
La naissance de son enfant aurait modifié cet équilibre installé depuis des années. À son retour de congé maternité, la salariée souhaitait employer l’intégralité de ses jours disponibles pour sa propre famille. Selon son récit, ses collègues auraient pourtant recommencé presque immédiatement à la solliciter pour couvrir des vacances scolaires ou participer à des événements avec leurs enfants.

Elle affirme leur avoir exposé sa nouvelle situation sans ambiguïté: « J’ai expliqué que mes priorités ont changé et que maintenant, avec ma propre famille, je prévois d’utiliser tous mes congés. » Une demande lui aurait également été adressée pour savoir si elle accepterait encore de travailler à Noël, comme elle le faisait avant la naissance.
Le nombre de jours en jeu n’est pas précisé, pas plus que les dates demandées ou les sommes proposées. Le récit ne permet pas non plus de déterminer si les congés étaient directement transférés entre salariés ou si les opérations passaient juridiquement par l’employeur, comme dans les dispositifs de vente et d’achat gérés par les ressources humaines.
Le retour de maternité peut par ailleurs augmenter le nombre de jours restant à poser. Selon le gouvernement britannique, les droits aux congés continuent de s’accumuler pendant un congé maternité, même si les deux périodes ne peuvent pas être prises simultanément. Les jours acquis peuvent donc être utilisés avant ou après cette absence, suivant les règles de l’entreprise.
Les congés continuent de s’accumuler pendant la maternité
Au Royaume-Uni, une salariée éligible peut prendre jusqu’à 52 semaines de congé maternité, selon le gouvernement. Ses droits aux vacances continuent de s’accumuler durant cette période et ses principaux droits professionnels, dont celui de retrouver un emploi, restent protégés.
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