Derrière l’écran, l’anonymat libère les pires instincts. Les mots deviennent des armes, lancés sans mesure ni empathie. Pour Claudia Tagbo, cette haine gratuite révèle une face sombre de l’exposition médiatique : celle où la notoriété expose aux coups les plus bas, même dans les moments les plus vulnérables.
Pourtant, face à cette violence numérique, l’humoriste va développer une réponse inattendue, loin de la rancœur.

La Résilience Comme Réponse : Comprendre Plutôt Que Haïr
Face à cette brutalité numérique, Claudia Tagbo aurait pu sombrer dans la colère ou la rancœur. Elle choisit une voie différente : celle de la compréhension. « Comment on peut dire ça ? Puis après, je me suis dit que c’est quelqu’un derrière son écran, qui ne te connaît pas et ne sait pas ce que tu traverses… », confie-t-elle dans Boum Boum.
Cette réflexion marque un tournant. Plutôt que de répondre à la haine par la haine, l’humoriste prend du recul. Elle développe une philosophie du « pas de côté », une stratégie de protection mentale face à la violence gratuite. « À partir du moment où on peut faire ça, c’est qu’il est temps de débrancher », analyse-t-elle avec lucidité.
Plus surprenant encore : elle parvient à développer une forme d’empathie envers ses agresseurs virtuels. « Tu fais un pas de côté et tu te dis ‘Qu’est-ce qu’il se passe dans sa vie pour qu’il écrive ça ?’ Parce qu’il faut quand même l’écrire ! », poursuit-elle. Avant de conclure avec une pointe d’humanité : « Il devait en avoir gros sur la patate ».
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