Suivez-nous
25 août 2026
Derniers articles

Comment faire taire un éternel râleur: la méthode d’une psychologue

Foule anonyme dans une rue française illustrant le pessimisme ambiant
Image d’illustration © Toptenplay

Ce contexte général nourrit un terrain fertile pour la négativité au quotidien. À l’école, au travail, en famille ou entre amis, chacun côtoie tôt ou tard ces profils qui enchaînent les reproches du matin au soir. À la longue, selon Emma Pisarz, ce pessimisme permanent «devient épuisant pour leur entourage».

Comprendre d’où vient cette tendance est la première étape pour y répondre efficacement, sans s’y laisser engloutir.

85 %
des Français estimaient que 2025 fut une mauvaise année pour leur pays, selon un sondage Ipsos de décembre 2025 — le taux le plus élevé au monde, ex aequo avec la Corée du Sud.

Des parents négatifs aux adultes ronchons: comment la plainte s’installe

«On ne naît pas pessimiste. On le devient», résume la psychologue Emma Pisarz. Selon elle, «quand on a grandi avec des parents négatifs, la négativité devient un trait de caractère ancré». L’environnement familial joue donc un rôle déterminant dans la construction de cet état d’esprit.

Conversation entre adultes illustrant l'impact de l'éducation sur l'anxiété
Image d’illustration © Toptenplay

Dans de nombreux cas, c’est un manque d’attention durant l’enfance qui est à l’origine du mécanisme: l’enfant apprend à se plaindre pour être entendu. Au fil des années, ce réflexe se solidifie. La personne, explique Emma Pisarz, «s’habitue à voir les choses d’une certaine manière» et ne perçoit plus sa négativité comme un choix, mais comme une réalité.

La psychologue souligne également que cet état d’esprit peut parfois être «l’expression d’un trouble, comme l’anxiété ou la dépression». Dans ces situations, une prise en charge professionnelle peut s’avérer nécessaire, au-delà des ajustements relationnels.

Négativité chronique et santé mentale

La négativité persistante n’est pas toujours un simple trait de caractère: elle peut signaler une anxiété ou une dépression sous-jacente, rappelle la psychologue Emma Pisarz. Dans ces cas, un accompagnement par un professionnel de santé mentale est recommandé en complément des ajustements relationnels.

Renvoyer la balle: la technique pour forcer l’autre à chercher une solution

Face à un interlocuteur qui enchaîne les plaintes, Emma Pisarz recommande d’abord de cesser d’endosser le rôle de sauveur. S’épuiser à rassurer ou à convaincre ne fait qu’entretenir le cycle. La clé est de renvoyer l’autre à sa propre responsabilité.

Deux personnes en discussion dans un parc illustrant la technique de reformulation
Image d’illustration © Toptenplay

La psychologue propose une formulation précise. Si vous suggérez une balade et que la personne se plaint de la chaleur ou de la foule, reformulez clairement: «Tu ne veux pas aller marcher en forêt parce qu’il fait trop chaud. On fait quoi? De quoi tu as envie?» Cette question simple oblige l’interlocuteur à sortir de la plainte automatique pour se positionner concrètement.

Publicité

Articles suggérés

Partager sur Facebook