
Ce contexte général nourrit un terrain fertile pour la négativité au quotidien. À l’école, au travail, en famille ou entre amis, chacun côtoie tôt ou tard ces profils qui enchaînent les reproches du matin au soir. À la longue, selon Emma Pisarz, ce pessimisme permanent «devient épuisant pour leur entourage».
Comprendre d’où vient cette tendance est la première étape pour y répondre efficacement, sans s’y laisser engloutir.
Des parents négatifs aux adultes ronchons: comment la plainte s’installe
«On ne naît pas pessimiste. On le devient», résume la psychologue Emma Pisarz. Selon elle, «quand on a grandi avec des parents négatifs, la négativité devient un trait de caractère ancré». L’environnement familial joue donc un rôle déterminant dans la construction de cet état d’esprit.

Dans de nombreux cas, c’est un manque d’attention durant l’enfance qui est à l’origine du mécanisme: l’enfant apprend à se plaindre pour être entendu. Au fil des années, ce réflexe se solidifie. La personne, explique Emma Pisarz, «s’habitue à voir les choses d’une certaine manière» et ne perçoit plus sa négativité comme un choix, mais comme une réalité.
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