La psychologue souligne également que cet état d’esprit peut parfois être «l’expression d’un trouble, comme l’anxiété ou la dépression». Dans ces situations, une prise en charge professionnelle peut s’avérer nécessaire, au-delà des ajustements relationnels.
Négativité chronique et santé mentale
La négativité persistante n’est pas toujours un simple trait de caractère: elle peut signaler une anxiété ou une dépression sous-jacente, rappelle la psychologue Emma Pisarz. Dans ces cas, un accompagnement par un professionnel de santé mentale est recommandé en complément des ajustements relationnels.
Renvoyer la balle: la technique pour forcer l’autre à chercher une solution
Face à un interlocuteur qui enchaîne les plaintes, Emma Pisarz recommande d’abord de cesser d’endosser le rôle de sauveur. S’épuiser à rassurer ou à convaincre ne fait qu’entretenir le cycle. La clé est de renvoyer l’autre à sa propre responsabilité.

La psychologue propose une formulation précise. Si vous suggérez une balade et que la personne se plaint de la chaleur ou de la foule, reformulez clairement: «Tu ne veux pas aller marcher en forêt parce qu’il fait trop chaud. On fait quoi? De quoi tu as envie?» Cette question simple oblige l’interlocuteur à sortir de la plainte automatique pour se positionner concrètement.
En cherchant une solution plutôt qu’en critiquant, la personne est amenée à changer de posture, même temporairement. C’est ce déplacement répété qui, selon Emma Pisarz, peut progressivement modifier les habitudes de pensée.
Parler de soi, poser des limites et apprendre à lâcher prise
Quand la technique du renvoi ne suffit pas, Emma Pisarz conseille d’exprimer son propre ressenti, sans accuser l’autre. Elle propose cette formulation: «C’est compliqué parce que j’ai l’impression qu’il y a beaucoup de choses qui ne te font pas plaisir. Parfois, j’ai l’impression que tout ce que je propose ne fonctionne pas. Ça me donne l’impression d’être nulle ou incompétente.»
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