Gisèle Pelicot résume cette étape par une phrase forte : « On peut tomber amoureux à tout âge. » Dans son cas, cette affirmation prend un sens particulier, car elle vient après une trahison intime et des violences commises dans un cadre conjugal.
Un message d’espoir et d’éducation
Malgré la gravité des faits qu’elle a subis, Gisèle Pelicot affirme vouloir porter un message d’apaisement. Elle dit croire à la possibilité d’une harmonie entre les femmes et les hommes, à condition de regarder les violences en face.

Elle insiste aussi sur l’éducation des enfants dès le plus jeune âge. Pour elle, la prévention passe par un apprentissage précoce du respect, du consentement et de l’égalité, afin d’éviter que les mêmes mécanismes de domination se reproduisent.
Son discours ne relève pas d’un optimisme abstrait. Il s’appuie sur une expérience personnelle extrême, mais aussi sur la conviction que la parole publique peut contribuer à faire évoluer les mentalités.
Au Hay Festival, ses mots ont suscité une ovation. Ce moment montre combien son témoignage dépasse son histoire individuelle : il touche à la manière dont une société écoute les victimes et nomme les violences sexuelles.
Ce qu’il faut retenir, c’est le double mouvement porté par Gisèle Pelicot : refuser le silence sur les violences subies et affirmer qu’une vie reste possible après le traumatisme. Son témoignage, son livre et ses prises de parole publiques prolongent désormais le procès sur un autre terrain : celui de la reconstruction, de l’éducation et de la confiance retrouvée.
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