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29 août 2026
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Hamza « La Douane »: « T’as pas le droit de me toucher »

Adolescent de dos face à un policier près d’un canal
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Aucun élément communiqué dans les sources consultées ne permet non plus de dater précisément la scène ou de déterminer si elle correspond à l’une des interpellations rapportées fin juin et début juillet. En l’absence de version officielle détaillée, la vidéo doit donc être décrite sans conclure à une faute du policier ou à un refus illégal de l’adolescent.

La diffusion d’un extrait aussi court favorise des interprétations opposées. Certains internautes y voient une nouvelle provocation, tandis que d’autres s’interrogent sur les conditions du contrôle d’un mineur. Une éventuelle appréciation juridique dépendrait de la séquence complète, du cadre de l’intervention et des témoignages disponibles.

Un pistolet à eau et deux interpellations en quelques jours

Hamza est devenu connu à la fin de juin grâce à des vidéos tournées au bord du canal. Elles le montrent avec un pistolet à eau, arrosant des passants, des cyclistes ou des agents et réclamant parfois deux euros pour laisser circuler certaines personnes sans les asperger. D’autres images le montrent poussant des personnes vers l’eau.

Pistolet à eau posé près du passage des cyclistes
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Interrogé par Le Parisien le 29 juin, l’adolescent reconnaissait: « La plupart du temps, je ne m’excuse pas, j’arrose et je pars en courant. » Il avait été placé en garde à vue le 27 juin pour des faits présumés de violences en réunion et de dégradations, puis remis en liberté. Ces qualifications ne valent pas condamnation.

Une nouvelle interpellation a été rapportée le 1er juillet dans une enquête portant sur le vol aggravé présumé d’un téléphone, ainsi que sur des soupçons d’outrage et de rébellion. Le traitement de ces dossiers relève de la justice des mineurs, avec des règles particulières de protection, de responsabilité et de confidentialité.

14 ans
L’âge du mineur impose une protection renforcée malgré sa notoriété en ligne.

À 14 ans, une exposition massive sur les réseaux sociaux

La notoriété de l’adolescent repose sur une succession de vidéos amateurs, reprises par des comptes très suivis puis par plusieurs médias. Son surnom, ses gestes et ses réparties ont été transformés en contenus viraux, souvent détachés de leur contexte initial. Cette exposition rend possible une diffusion presque immédiate de chaque nouvelle interaction avec les forces de l’ordre.

Vidéos floutées sur un téléphone près du canal
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Elle pose aussi une question de protection: le protagoniste demeure un mineur, même lorsque son image et son surnom circulent déjà largement. La reproduction de séquences humiliantes, de données personnelles ou d’accusations non vérifiées peut alimenter un harcèlement en ligne durable et compliquer l’exercice d’un éventuel droit à l’effacement.

Certaines publications lui attribuent de nombreux antécédents sans fournir de décision judiciaire ou d’information officielle permettant de tous les confirmer. Dans une affaire impliquant un enfant, la prudence impose de distinguer les comportements visibles, les soupçons faisant l’objet d’une procédure et les affirmations invérifiables relayées sur les plateformes.

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