
Atteinte d’un cancer et traitée par chimiothérapie, la gardienne poursuit ses tâches dans l’immeuble. Son état de santé ne l’a pas conduite à cesser son activité, car la fin de son contrat entraînerait la perte du logement associé à son emploi. « Je vais devenir SDF », confie-t-elle.
Le conseil syndical prévoirait de transformer la loge en local à vélos lorsqu’elle aura 70 ans. Aucune solution de relogement n’est alors identifiée. Son départ à la retraite, normalement associé à la fin de la vie professionnelle, est donc repoussé par la crainte immédiate de ne plus avoir d’adresse.
1 200 euros par mois face à un studio loué 800 euros
Radhia dispose d’environ 1 200 euros nets par mois. Elle avait repéré un studio de 21 m² proposé à 800 euros, mais l’agence immobilière exigeait des revenus équivalant à trois fois le loyer, soit 2 400 euros mensuels. Avec la moitié de cette somme, son dossier ne pouvait satisfaire cette condition.

« Les gens pauvres, comme nous, n’ont pas le droit d’avoir un petit logement à Paris », déplore-t-elle. Le montant demandé aurait absorbé les deux tiers de son revenu avant même le paiement des charges, de l’énergie, de l’alimentation et des autres dépenses courantes. Le marché immobilier à Paris lui laisse ainsi très peu d’options accessibles.
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