
« Ils l’ont mis là pour que je sente le poisson, tout ce que je sens c’est le poisson. Je ne peux pas profiter de mon jardin, je ne peux pas y aller », déclarait-elle. Elle soutenait également que ces nuisances troublaient son sommeil et affectaient sa qualité de vie.
Comme l’a rapporté The Guardian en septembre 2019, l’habitante estimait que les agissements étaient délibérés. Cette intention prêtée aux voisins occupait une place importante dans son argumentation, au-delà de sa seule opposition aux odeurs de cuisson.
Deux juridictions rejettent les demandes en 2019
Cilla Carden avait d’abord saisi le State Administrative Tribunal, compétent pour plusieurs litiges résidentiels dans cet État australien. Ses demandes ont été rejetées le 22 février 2019. Elle a ensuite déposé un recours devant la Cour suprême d’Australie-Occidentale le 29 mars.

Le président de la Cour suprême, Peter Quinlan, a rejeté ce recours le 29 juillet 2019. La procédure n’a donc débouché ni sur une interdiction judiciaire des barbecues ni sur la reconnaissance des manquements allégués. Le juge avait également estimé que la quantité de pièces déposées dépassait largement ce qui paraissait proportionné aux questions examinées.
Les voisins défendaient leur droit à utiliser normalement leur logement et leur terrain. « Les exigences de Mme Carden se sont révélées non raisonnables et ont même nui à la capacité des autres propriétaires à profiter de leurs terrains de manière raisonnable et acceptable », avait déclaré l’un d’eux.
Une affaire australienne ancienne redevenue virale
Les décisions et déclarations au centre de cette histoire remontent à 2019, même si le récit circule encore régulièrement. L’affaire concernait plusieurs nuisances résidentielles et non une demande visant exclusivement à interdire la cuisson de viande.
Cigarettes, ballon et chaises figuraient aussi dans le litige
Le contentieux ne portait pas uniquement sur la cuisson de viande. Cilla Carden dénonçait aussi la fumée de cigarette, le déplacement de chaises sur du béton, des reflets lumineux, le bruit d’enfants jouant au basket et celui d’oiseaux domestiques. Présenter la procédure comme une simple action d’une vegan contre un barbecue masque donc une partie substantielle du dossier.

L’un des voisins avait pourtant retiré son barbecue et demandé à ses enfants de ne plus jouer au basket dans le jardin, avait constaté la chaîne australienne 9News. Ces mesures n’avaient pas mis fin au désaccord. Après le rejet de son recours, Cilla Carden déclarait encore vouloir poursuivre son combat judiciaire, sans préciser quelle nouvelle procédure pourrait aboutir.
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